Tous les articles par jessica

[Usine à pellets – Collectif Biomasse critique] COMMUNIQUE SUITE AUX RENCONTRES DE LA MONTAGNE LIMOUSINE

DE LA MONTAGNE LIMOUSINE ET PARTOUT EN FRANCE

PHASE 1 DU PLAN VIGIE-PELLET

Nous nous sommes réunis aux Rencontres de la forêt qui se sont tenues cette semaine sur le Plateau de Millevaches pour affronter ces mêmes constats :

– Les forêts diversifiées sont de plus en plus transformées en plantations industrielles.

– Les nouvelles politiques du gouvernement montrent une volonté de privatiser la gestion des forêts publiques et d’en faire des usines à bois.

– Le développement intensif des centrales à biomasse n’est en rien une alternative énergétique, il constitue plutôt une promesse d’épuisement rapide des ressources en bois.
Ici, au coeur de la Montagne Limousine, nous sommes venu-e-s de partout en France pour partager et coordonner nos résistances à cette prédation forestière. Nous nous sommes rendus compte que dans chacune de nos luttes, nous faisons face à une même logique de profit au détriment du territoire et de ses habitants.

Localement, cette logique se nomme CIBV : encore une histoire de patron à l’affût des aides et des politiques de greenwashing, encore des plaquettes de pubs à coups de « produits bio-sourcés », encore des promesses de coupes rases et de stérilisation des sols, encore du chantage à l’emploi… et toujours les forêts qui trinquent, en l’occurrence dans un rayon de 80km, sur un territoire déjà largement affecté par une pratique sylvicole industrielle.

Par la vigie que nous bâtissons ce dimanche 29 juillet 2018 en bordure du site prévu pour l’implantation de l’usine à pellets torréfiés CIBV, nous affirmons notre détermination à faire ce qu’il faudra pour que ce projet ne voit jamais le jour. Nous nous tenons prêts en cas de début des travaux, tout comme nous restons attentifs à toutes les menaces que les politiques forestières actuelles font peser sur le vivant.

Nous nous retrouverons lors de la Marche pour la forêt qui commencera le 15 septembre pour converger le 25 octobre dans la forêt de Tronçais dans l’Allier. Nous invitons tout un chacun à nous y rejoindre.

PREMIERS SIGNATAIRES

Adret-Morvan / Anor Environnement / SNUPFEN-Solidaires / Des membres du Réseau pour les Alternatives Forestières / Des membres du collectif SOS Forêt / Collectif Biomasse Critique / Collectif Abrakadabois (Notre-Dame-des-Landes) / M. Benard (CGT Forêt) /

 

PS : Pour information, et sans grande surprise, nous apprenons ce matin
que la tour érigée en face de l’usine a été abattue dans la nuit.
Espérons que ces amateurs de démolition seront toujours aussi en forme,
et un peu plus malins dans leurs choix, lorsque la tour de 30m prévue
dans le projet CIBV aura commencé à cracher ses composés organiques
volatiles…

document PDF :

DE LA MONTAGNE LIMOUSINE ET PARTOUT EN FRANCE

[RESF23] COMMUNIQUE SUR LA SITUATION DE NOORDEEN ESSAK et ses suites

COMMUNIQUE SUR LA SITUATION DE NOORDEEN ESSAK et ses suites

Noordeen ESSAK, le jeune Soudanais de Faux-la-Montagne arrêté le 9 juillet à la gendarmerie de Felletin puis libéré le 11 juillet à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, intentait ce jour, lundi 23 juillet 2018, un référé-liberté contre la préfecture de la Creuse afin que lui soit reconnu le droit de déposer sa demande d’asile en France.

L’audience a eu lieu à 10h30. A 9h40, soit moins d’une heure avant, la préfecture de la Creuse a déposé son mémoire en défense concluant qu’elle faisait droit à la demande de Noordeen ESSAK de voir sa demande d’asile traitée par la France et, qu’en conséquence, il n’y avait plus lieu à statuer.

Ainsi, après avoir mobilisé les services de la préfecture pendant deux semaines pour mettre en place la « réadmission vers l’Italie » de Noordeen ESSAK ; après avoir mobilisé plus de 60 gendarmes à Felletin le 9 juillet contre les amis de Noordeen venus manifester leur opposition à son transfert ; après avoir arrêté et exfiltré Noordeen de la gendarmerie, l’avoir conduit en voiture, menotté et ceinturé, jusqu’au centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot (77), après l’avoir conduit jusqu’à l’aéroport de Roissy ; après avoir ensuite mobilisé la brigade de Felletin pendant toute la semaine ; et en ayant toujours, depuis plusieurs semaines, répondu négativement aux nombreux courriers, mails, pétitions, demandes de rendez-vous, coups de téléphone qui lui ont été adressés, la préfète de la Creuse a donc enfin fait droit à la demande de Noordeen ESSAK et de ses nombreux soutiens. Etait-ce donc cela la « procédure normale » à laquelle elle n’a cessé de se référer dans ses interventions publiques ?

Tout ça pour ça ! Pendant tout ce temps, les bénévoles auraient été plus efficaces à poursuivre l’accueil des jeunes Soudanais de Faux la Montagne plutôt que de passer tant de temps à manifester… et à se faire gazer.

Par ailleurs, lors de la manifestation de Felletin, une personne (Michel Lulek, de Faux-la-Montagne) a été interpellée et gardée à vue pendant 3 heures. A la suite de cette garde à vue, il a été convoqué vendredi 20 juillet à la gendarmerie de Guéret pour se voir notifier une convocation devant le tribunal correctionnel de Guéret le jeudi 4 octobre 2018 à 15h pour les deux motifs suivants : Violence sur une personne dépositaire de l’autorité publique + refus de se soumettre à un prélèvement ADN (auquel, par principe, il s’est opposé le soir de son interpellation). Nous vous tiendrons au courant des suites de cette affaire et ne manquerons pas de signaler toute mobilisation qu’elle suscitera. Par ailleurs, si d’autres personnes sont, dans les jours ou semaines qui viennent, convoquées, entendues ou inquiétées par les gendarmes à  propos de la manifestation du 9 juillet, qu’elles se fassent connaître afin que puisse s’organiser une éventuelle défense commune.

Aujourd’hui, les personnes et associations engagées dans l’accueil sur la Montagne limousine sont plus que jamais déterminées à poursuivre leur action pour toutes les autres personnes qui se trouvent dans des situations similaires à celle de Noordeen.

Elles seront de celles et de ceux, comme il y en a en maints endroits en France, qui feront tout pour que les décisions d’expulsions, de transferts ou autres « réadmissions » ne soient pas suivi d’effet.

[RESF23] 27/07/2018 : Il n’y aura pas d’expulsion sur la Montagne Limousine !

27/07/2018 – RESF23

Il n’y aura pas d’expulsion sur la Montagne Limousine!

"Au-delà de ce cas fortement médiatisé, et devant des situations plus ou moins similaires qui sont de plus en plus nombreuses un peu partout, des habitants et amis de la Montagne limousine ont décidé d'afficher une position claire face à toutes les expulsions, transferts ou « réadmissions » vers l'Italie ou ailleurs qui ne manqueront pas de voir le jour dans la période à venir."

tribune d’habitants et amis de la montagne limousine – publiée aujourd’hui sur Mediapart et demain dans l’Écho : https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/260718/il-n-y-aura-pas-d-expulsion-sur-la-montagne-limousine

Des habitants et amis de la Montagne limousine, dont de nombreux élus locaux et figures intellectuelles ou artistiques locales, ont décidé de ne pas tenir compte des Obligations de Quitter le Territoire Français (OQTF) pour empêcher les expulsions des exilés qui ont trouvé refuge sur ce territoire. «Nous appelons tout le monde, partout, à faire de même, à exercer ce « devoir de fraternité » dont de lointaines révolutions nous ont laissé l’héritage.»

Début juillet, des habitants de Faux-la-Montagne, en Creuse, et de villages voisins en Corrèze et Haute-Vienne, ont tenté d’empêcher l’expulsion vers l’Italie de l’un des leurs, un jeune homme soudanais en exil qu’ils accueillent depuis 8 mois avec trois autres de ses compagnons d’infortune.

La loi permettant à la préfète de la Creuse d’autoriser le jeune homme à solliciter l’asile politique en France, ces habitants lui demandaient de le faire. Malgré des demandes en ce sens répétées à maintes reprises les semaines précédentes, et une ultime tentative le 9 juillet, jour de la convocation du jeune Soudanais à la gendarmerie de Felletin, la préfète a décidé d’appliquer à la lettre les accords de Dublin et de renvoyer le jeune homme vers l’Italie, où il n’a aucune attache. Vers 20h, les quelques 200 manifestants rassemblés devant la gendarmerie, se sont fait violemment refouler par les gendarmes : une stratégie de diversion qui leur a permis d’exfiltrer le jeune homme par l’arrière de la gendarmerie, à travers un trou dans le grillage, pour le conduire vers Paris en vue de son expulsion. Une vidéo réalisée par Télé Millevaches résume cette soirée.

Le surlendemain, le jeune Soudanais a refusé d’embarquer à Roissy pour l’Italie et a alors été remis en liberté. Saisissant le tribunal administratif de Limoges pour qu’on lui reconnaisse le droit de déposer sa demande d’asile en France le 23 juillet 2018, une volte-face de dernière minute de la préfecture de la Creuse, qui craignait sans doute d’être contredite par les juges, lui permet finalement de déposer normalement sa demande d’asile en France…

Au-delà de ce cas fortement médiatisé, et devant des situations plus ou moins similaires qui sont de plus en plus nombreuses un peu partout, des habitants et amis de la Montagne limousine ont décidé d’afficher une position claire face à toutes les expulsions, transferts ou « réadmissions » vers l’Italie ou ailleurs qui ne manqueront pas de voir le jour dans la période à venir. Voici ce texte ainsi que la liste de ses premiers signataires.

  *******

Aussi loin que l’on puisse remonter la Montagne Limousine a été une terre d’émigration, mais aussi une terre d’accueil pour toutes sortes de migrants, d’exilés. Voici quelques années que la « question migratoire » refait son apparition sur les plateaux de la Montagne limousine sous un jour nouveau. Il y a trois à quatre ans, des centres d’accueil de demandeurs d’asile (CADA) ont ouvert dans plusieurs communes de la Montagne et de sa périphérie. Suite à l’expulsion militaire du campement informel de migrants de Calais, qui réunissait près de 9000 personnes, s’y sont ajoutés, comme dans de nombreuses campagnes françaises, les très mal-nommés « Centres  d’Accueil et d’Orientation » (CAO). Dans les communes qui se portèrent alors candidates à accueillir de tels centres et dans les communes avoisinantes, des collectifs, des initiatives plus individuelles ont fleuri pour organiser l’hospitalité et la solidarité avec ceux et celles qui arrivaient sur notre territoire sans l’avoir choisi. Des centaines d’habitants de la Montagne se sont ainsi coordonnés, parfois avec le soutien d’élus locaux, pour faire une place à ces nouveaux venus. Cours de français, activités diverses, repas conviviaux, transports ont été mis en place par des collectifs d’habitants solidaires. Puis, assez vite, avec l’inéluctable arrivée des premiers « déboutés » du droit d’asile, et leur sortie des dispositifs d’accompagnement légaux, habitat, subsistance, assistance juridique et morale se sont improvisés, de la même manière. Ce qui relevait des gestes les plus simples, les plus humains dans les premiers temps, s’est progressivement mué en une nécessaire organisation à la marge de la légalité. Légalité qui ne laisse que peu de place à l’expression d’une véritable solidarité avec les exilés, voire qui bien souvent la condamne, la poursuit.

Alors qu’une certaine mansuétude semblait caractériser l’application de la loi dans notre région dans la période récente, un certain nombre de personnes demandeuses d’asile et déboutées ont décidé de rester, de s’installer sur nos plateaux, dans nos communes pour le plus grand plaisir de la plupart des habitants, heureux d’accueillir et d’accompagner cette incontestable source de vitalité, de joie et d’ouverture culturelle. Nous leur avons, de multiples manières, fait place dans nos vies, ils et elles en font désormais partie intégrante. Il n’y a plus que des écarts d’ordre « légaux » entre eux, elles et nous.

Alors quand nous réalisons ces dernières semaines, qu’un tour de vis annoncé par le gouvernement depuis longtemps sur la « politique d’accueil » produit ses premiers effets visibles sur nos amis, nous ne pouvons réprimer plus longtemps notre colère. Nous les avons accueillis sans demander l’autorisation à personne, nous nous sommes organisés pour rendre leur vie ici possible même si nous ne sommes pas encore parvenus à lever toutes les difficultés causées par leur statut « légal ». Nous avons bien compris que l’opération catastrophique de maintien de l’ordre du 9 juillet 2018 à Felletin, en Creuse, valait comme un avertissement. Mais renvoyer, ou laisser renvoyer, les gens qui ont tout fait pour en partir, dans des pays où ne les attendent que persécutions, misère, torture et mort, n’est toujours pas, pour nous, un choix envisageable.

Nous, habitants et amis des diverses communes de la Montagne et de ses alentours, avons donc décidé de répondre aux Obligations de Quitter le Territoire Français (OQTF), aux ordres de « reconduite à la frontière », émis par les préfectures dont chacun de nos villages dépendent, de la même façon que nous avons répondu à cette situation jusque-là. Nous n’en tiendrons aucun compte. Mieux, nous serons de celles et ceux qui feront tout pour qu’ils ne soient pas suivis d’effet. Il n’y aura pas d’expulsion d’exilés sur la Montagne limousine, qu’on se le dise !

Nous appelons tout le monde, partout, à faire de même, à exercer ce « devoir de fraternité » dont de lointaines révolutions nous ont laissé l’héritage.

Signataires :

Marie-Noëlle Agniau, poète,Vicq-sur-Breuilh (87) ;
Dominique Albaret, maire de Saint Pardoux la Croisille, Peuple et Culture 19 ;
Aquaserge (groupe de musique) ;
Armelle Barroux, rédactrice, Royère de Vassivière (23) ;
Christophe Bellec, cofondateur de la coopérative Cesam-Oxalis ;
Pierre Bergounioux, écrivain ;
Léonard Bernard, Faux la Montagne (23) ;
Frédéric Bondu, moniteur d’atelier, Gentioux-Pigerolles ;
Laurent Bourdelas, écrivain, Vicq-sur-Breuilh (87) ;
Marc Bourgeois, Faux la Montagne ;
Marie-Rose Bourneil, Maire de Tarnac (19) ;
Denise Bredinus, Gourdon-Murat ;
Milou Brette, conseillère municipale de Peyrelevade (19), syndicaliste ;
Jean-Lou Brette, Peyrelevade ;
Martine Bruzat, Felletin ;
Alain Carof, sociologue, Felletin ;
Laetitia Carton, réalisatrice, conseillère municipale de Faux-La-Montagne ;
Jean-Marie Caunet, 1er adjoint de La Nouaille (23) ;
Cimade, groupe local Peyrelevade (19) ;
Cimade, groupe local Eymoutiers (87) ;
Kléber Clemenceau, Gourdon-Murat (19) ;
Dany Clemenceau-Magnaval, conseillère municipale de Gourdon-Murat (19) ;
Gilles Clément, paysagiste, écrivain ;
Dominique Clermont, femme de théâtre, La Celle sous Gouzon (23) ;
Guillaume Codet, cuisinier, Faux la Montagne ;
Jean Combasteil, ancien député-maire de Tulle ;
Jean-Louis Comolli, cinéaste ;
Clémence Davigo, réalisatrice, Faux la Montagne ;
Yaël Davigo, étudiante, Faux la Montagne ;
Samuel Deleron, Faux la Montagne et Limoges ;
Nicolas Derieux, Maire de Saint Martin Château (23) ;
Le conseil municipal de Saint Martin Château (23) ;
Isabelle Despres, Faux la Montagne ;
Isabelle Doyon, enseignante, Faux la Montagne ;
Jean-Francois Draperi, directeur du Centre d’économie sociale du Conservatoire des Arts et métiers ;
François-Xavier Drouet, réalisateur, Faux la Montagne ;
Marie-Claire Drut, institutrice, Gentioux-Pigerolles ;
Maryse Dupont, Rempnat (87) ;
Didier Dupont, Rempnat (87) ;
Julien Dupoux, géographe ;
Philippe Eychene, ouvrier, Faux la Montagne ;
Anne-Marie Fadda, Bugeat (19) ;
Fatima Fellat, aide médico-psychologique, Eymoutiers ;
Janine Gabiache, conseillère municipale de Tarnac ;
Yvan Gabiache, Tarnac ;
Jeanne Gailhoustet, directrice de l’Ecole Nationale Supérieure d’Art de Limoges ;
Didier Garreau, Chavanac ;
Jackie Garreau, Chavanac ;
Antoine Gatet, juriste en environnement ;
Anne Germain, Faux la Montagne ;
Hélène Gibert, comédienne, Faux la Montagne ;
Emilie Gianre, conseillère municipale de Gentioux-Pigerolles (23) ;
Manon Glibert, conseillère municipale de Tarnac ;
Véronique Goga, Faux la Montagne ;
Jean-Jacques Gouguet, professeur émérite – Université de Limoges ;
Gilles Gracineau, curé d’Eymoutiers ;
Dominique Grador, Adjointe au maire de Tulle ;
Emmanuel Gratadour, Faux la Montagne ;
IPNS, journal d’information du Plateau de Millevaches ;
Isabelle Grand, Maire de Gioux (23) ;
Marie-France Houdart, ethnologue ;
Francis Juchereau, responsable associatif, chercheur associé ;
Marianne Lanavère, Eymoutiers  ;
Marc Lanceau, conseiller municipal de Faux-la-Montagne (23) ;
André Laurent, Maire de Pradines (19) ;
Patrick Leclerc, retraité, Faux la Montagne ;
Sophie Lefeuvre, Faux la Montagne ;
Paloma León, auteure ;
Thierry Letellier, Maire de la Villedieu (23) ;
Claire Lestavel, Faux la Montagne ;
Catherine Luce, conseillère municipale de Tarnac ;
Jean-Paul Lucas, enseignant retraité, Les Billanges (87) ;
Michel Lulek, Faux-la-Montagne, directeur de publication de IPNS ;
Richard Madjarev, Limoges, retraité Ministère de la Culture ;
Jacques Malnou, Faux la Montagne ;
Gérard Monédiaire, professeur émérite des facultés de droit ;
Emmanuel Monfreux, berger, Faux la Montagne ;
Montagne Accueil Solidarité (MAS) de Peyrelevade (19) ;
Montagne Accueil Solidarité (MAS) de Eymoutiers (87) ;
Montagne Accueil Solidarité (MAS) de Peyrat le Château (87) ;
Sophie Noguet, Enseignante, Faux la Montagne ;
Jérôme Orvain, Conseiller régional Nouvelle Aquitaine pour la Creuse ;
Jean-Paul Oudot, instituteur à la retraite, Gentioux-Pigerolles ;
Mumine Ozsoy, Conseillère Régionale Nouvelle Aquitaine pour la Corrèze ;
Guillaume Paillard, Faux la Montagne ;
Michel Parot, comédien et homme de théâtre, La Celle sous Gouzon ;
Michel Patinaud, Eymoutiers ;
Frank , dessinateur de bande desinée ;
Pascale Perrier, Professeure de lettres, Faux la Montagne ;
Peuple et Culture 19 ;
Pic, dessinateur ;
Dominique Pifarély, musicien ;
Jean Yves Pineau, Limoges, directeur des LOCALOS ;
Monique Plazanet, employée Ephad, Tarnac ;
Dominique Pradignac, Aixe sur Vienne, responsable syndical ;
Jean-François Pressicaud, Felletin ;
Jeanne Puchol, autrice de bande dessinée ;
Serge Quadruppani, écrivain, Eymoutiers ;
Jacqueline Renaud, retraitée, Tarnac ;
RESF 19 ;
Carole Riffaud, Praticienne en péri-natalité, Eymoutiers ;
Ève Risser, musicienne ;
Jean Rochard, producteur de musique (éd.NATO) ;
Claude Rogeaux, Faux la Montagne ;
Corinne Romanet, 1ère adjointe au maire de La Villedieu ;
Benjamin Rosoux, conseiller municipal de Tarnac ;
Eric Rouvellac – Limoges – universitaire ;
Jeannot Salvatori, musicien, Faux-La-Montagne ;
Pierre Simonet, retraité, Limoges ;
Christophe Soulié, journaliste ;
Surnatural Orchestra, groupe de musique ;
Manée Teyssandier, Peuple et culture 19 ;
Solenn Tiquet, infirmière, Faux la Montagne ;
Nathalie Torselli, Rempnat ;
Frédéric Torselli, maître d’oeuvre, Rempnat ;
Carole Vandroy, Festival Folie les mots, Faux la Montagne ;
Mireille Verdier, Faculté de Médecine, Université de Limoges ;
Catherine Villain, retraitée, Faux la Montagne…

RESF23 : URGENT : RDV à Guéret ce soir mercredi 4/07

Communiqué de presse RESF 23
du Mercredi 4 Juillet 2018
Nous venons d’apprendre qu’hier matin un jeune d’une vingtaine d’années sans papiers d’origine russo-arménienne a été conduit au commissariat de Guéret pour être transféré en Centre de Rétention administrative dans le sud de la France.

Ce jeune a sa mère en Creuse, qui elle a des papiers et était en cours de régularisation auprès des services de la préfecture de Creuse. Elle nous a appelés et est comme vous pouvez l’imaginer effondrée! RESF 23 ne peut que dénoncer cette situation qui encore une fois sépare des familles qui avaient choisi de construire leur vie ici! Nous appelons à un rassemblement devant la préfecture ce soir à 18h00 car nous ne pouvons tolérer que la France agisse ainsi en notre nom!

07 – 15/07 : ZADenVIES / NDDL

Échanges, transmission, rencontres des luttes, ateliers, création d’habitats mobiles…

Après les grenades, les lacrymos, les bulldozers, la violence dévastatrice… l’espoir repousse !

La ZAD est en vies et la convergence des luttes toujours d’actualité ici comme ailleurs. Du 7 au 15 juillet, il y aura des ateliers, chantiers, discussions, actions… Partageons autour des différentes manières d’habiter, de construire, de cultiver, de prendre soin, de vivre ensemble, de lutter et de se soutenir.

Plus d’infos et programme  : http://www.zadenvies.org/

ou http://zad.nadir.org/spip.php?article5955

Discussion sur la relance de l’exploitation minière avec Stop Mines 23 et Stop Mines 87 lundi 9 à 17h.

RESF23 : samedi 30 juin – étang de Courtille – Guéret : PIQUE-NIQUE SOLIDAIRE

SOUTIEN A NOS ÉLÈVES EN COURS D’EXPULSION

SAMEDI 30 JUIN – 12H/13H30 – PLAN D’EAU DE COURTILLE – GUÉRET : PIQUE-NIQUE SOLIDAIRE

Depuis quelques mois, en Creuse, des élèves demandeurs d’asile risquent d’être expulsés du territoire français. Ces élèves sont scolarisés depuis plusieurs années à Guéret, à l’école Jacques Prévert et au collège Martin Nadaud. D’autres élèves sont concernés à Saint Vaury et à Felletin.

C’’est inadmissible, insupportable, ces enfants sont bien intégrés et ne demandent qu’à poursuivre leurs études en France.

En grève le jeudi 17 mai, nous avons manifesté pour dénoncer ces expulsions. Nous avons envoyé une lettre ouverte au Préfet de la Creuse, au Ministre de l’Intérieur, au Recteur de l’Académie de Limoges, et au Ministre de l’Education Nationale, sans réponse. Nous avons recueilli 500 signatures sur une pétition papier, une pétition en ligne en recueille actuellement plus de 1000 (change.org).

A l’arrivée des vacances, période à risque pour les élèves sous le coup d’une expulsion, nous souhaitons de nouveau apporter notre soutien à nos élèves :

Une grève ? Plusieurs personne ne le peuvent pas en raison des pertes de salaire ; Une manifestation en semaine ou le soir ? Compliqué avec le travail et la vie de famille.

Nous proposons donc un PIQUE-NIQUE SOLIDAIRE.

SAMEDI 30 JUIN DE 12h à 13h30
PLAN D’EAU DE COURTILLE à GUÉRET, à côté des jeux d’enfants (parking au rond-point à côté du lycée Favard)
Chacun apporte quelque à manger, à boire, si possible une table pliante, des chaises, des couverts, gobelets, sac poubelle

Toutes les personnes souhaitant soutenir nos élèves sont invitées.

Les personnels mobilisés du collège Martin Nadaud de Guéret

Sans titre [1280x768]

Dimanche 24 juin – 14h : Appel à mobilisation – Mûr de Bretagne (22)

VARISCAN racheté par APOLLO MINERALS : les PER bretons seraient enterrés ? FAKE NEWS !

Il y a quelques jours le député Marc le Fur et le maire de Ploeuc-L’Hermitage Thibaut Guignard annonçaient que les PER bretons ne seraient pas repris par Apollo Minerals, le nouveau propriétaire de Variscan. La compagnie aurait déclaré ne pas s’intéresser au permis bretons, mais souhaitaient consolider « 100% du permis de Couflens (Ariège) » : FAKE NEWS ! C’est la deuxième fois en une année que les élus locaux annoncent à tort l’abandon des projets miniers bretons. Désinformation et récupération politique de tous bords font-elles partie d’une nouvelle stratégie permettant de mener à une acceptation sociale de cette relance minière à la française ? Toutes mes excuses pour avoir participé à diffuser ces fausse information. les PER bretons pourraient bien être transféré à Apollo Minerals. LA DATE BUTOIR POUR SIGNER LE TRANSFERT EST LE 28 JUIN. « Il est primordial que nous nous mobilisons pour exiger de l’état un refus explicite de céder les titres miniers de Variscan à Apollo. »

Communiqué de VIGIL’OUST (PER de Merléac) – 15 juin 2018 :

APPEL a la Mobilisation le dimanche 24 juin ==> FORAGES MINIERS EN BRETAGNE L’État nous enfume et suspend l’avenir de notre territoire au bon vouloir d’une société boursière ?!

> L’État peut, jusqu’au 28 juin, refuser de transférer le PERM de Merléac et les autres à la société Appolo Minerals. Le ministre de l’économie vient d’annoncer à la région Bretagne qu’il n’en sera rien. Pour faire passer la pilule, il nous offre une hypothétique  » abrogation d’ici quelques mois » et ce, à la condition qu’Apollo confirme ses intentions vis a vis de la Bretagne.

> C’est de l’enfumage ! Si Apollo ne souhaite pas reprendre les permis bretons, alors pourquoi l’État ne saisit-il pas l’occasion de refuser les transferts des PERMS bretons ? L’État laisse l’avenir de notre territoire suspendu au bon vouloir d’une société boursière sans lui donner de conditions , il le fait soit par manque de courage, soit par volonté de laisser possible la vente des permis miniers bretons dans les mois / années qui viennent !

> L’association Vigil’Oust est scandalisée par la manipulation orchestrée par Bercy, et par le manque de clairvoyance de certains élus . La mobilisation citoyenne centre bretonne est clairement négligée et la démocratie doit reprendre la main.
Nous appelons à une très large mobilisation le dimanche 24 juin prochain afin de faire savoir à l’État que nous sommes très nombreux à exiger le refus de transfert des PERM avant la date fatidique du 28 juin.

> Retrouvons nous nombreux à 14h00 en bas de la côte de Menez-Hiez à Mûr de Bretagne. Venez avec vos t-shirts jaune et vos vélos, pancartes et de quoi faire du bruit. Un goûter partagé et une conférence de presse auront lieu en haut de la butte vers 15h30 !

MERCI DE DIFFUSER UN MAXIMUM

mobilisatio mur de bretagne vigiloust

COMMUNIQUÉ DE L’ASSOCIATION DOUAR DI DOULL (PER de Loc-Envel) – 13/06/2018 :

Le collectif Douar Didoull « pour la préservation de notre terre et contre les projets miniers » a bien pris en compte les dernières déclarations de certains élus concernant le permis d’exploitation de recherches minières (PERM) dit de « Lok Envel » quant à son éventuel abandon.

Le collectif Douar Didoull tient à rappeler, comme il l’avait déjà souligné, que la filiale française de Variscan Mines a bien été vendue à la société Appolo Minerals Limited, qui pourrait devenir détentrice des permis appartenant auparavant à Variscan Mines. Dans sa politique de développement, Appolo Minerals aurait prétendu, il y a quelques jours, ne pas vouloir s’intéresser aux permis bretons dit de Lok-Envel, Silfiac et Merleac.

Ce transfert de permis n’entraîne en aucun cas leur annulation ! En effet, ils pourraient éventuellement être renégocier de nouveau ! Désinformation et récupération politique de tous bords font-elles partie d’une nouvelle stratégie permettant de mener à une acceptation sociale de cette relance minière à la française ?

Le collectif Douar Didoull, qui sur le plan juridique, a toujours en cours contre l’État, une procédure d’annulation du permis dit de « Lok-Envel », informe l’ensemble de la population que
seuls les services de l’État sont en mesure d’annuler ce permis et que sans déclarations officielles de leur part le collectif Douar Didoull reste plus que vigilant !

Par ailleurs, d’autres permis n’appartenant pas à Apollo Minerals sont toujours d’actualité ici en Bretagne et ailleurs. Nous restons donc mobilisés contre les projets miniers et dans un souci d’information, entendons le démontrer lors de la 3ème édition du festival des luttes (conférences, films, concerts, fest-noz) qui se tiendra les 28 et 29 juillet 2018 à Plougonver (22).

Non aux mines, ni ici ni ailleurs !

RESF23 : Jeudi Solidaire

____________________________________

31/05/2018

JEUDI SOLIDAIRE / tous les jeudi – 18h – devant la préfecture de Guéret (23)

En soutien aux migrants, demandeurs d’asile, de nombreuses familles sont toujours menacées d’expulsion sur le territoire.

___________________________________

Samedi 26 mai : Appel Citoyen à la « Marée populaire » – Guéret / Limoges

Appel citoyen 23 -APPEL A LA « MARÉE POPULAIRE » CREUSE


Face à la restructuration en profondeur de la société française que nous imposent coûte que coûte Emmanuel Macron, son gouvernement et le MEDEF : politique d’austérité, destruction des droits des salariés, casse des services publics, aggravation du sort des sans-emplois, réorganisation catastrophique en matière d’accès à la justice et à l’éducation, réforme fiscale favorable aux plus riches, loi de plus en plus répressive contre les migrants, introduction de l’état d’urgence dans le droit commun, sélection à l’entrée de l’université, répressions des mouvements sociaux, des jeunes des quartiers populaires, destructions brutales à Notre Dame des Landes, utilisation hypocrite des différences entre hommes et femmes en maintenant l’inégalité des salaires, sans oublier une politique militariste au plan national et international.

FACE A L’AGGRAVATION DES INÉGALITÉS,
IL NOUS FAUT RÉAGIR

Le patronat profite de cette situation pour rester sourd aux revendications du monde du travail. En s’en prenant aux personnels à statut, en particulier aux cheminots, Emmanuel Macron espère, s’il l’emporte casser tout esprit de résistance.
Leur coup de force peut échouer car les mobilisations se multiplient partout : journée nationale d’actions, grèves, manifestations, déclarations syndicales et politiques, occupation d’universités, prises de position critiques de beaucoup d’humanistes, dans un seul but :

BÂTIR LA SOCIÉTÉ DANS LAQUELLE NOUS VOULONS VIVRE.

Que l’on soit chômeur, salarié ou retraité, urbain ou rural, demandeur d’asile, cheminot, faisant partie du tissu associatif, du milieu culturel, artistique ou sportif… Nous simples citoyens, ne nous résignons pas au sort que nous promet le gouvernement.

RASSEMBLEMENT SAMEDI 26 MAI
A la gare à 10h30 A GUERET
A 16 h00 à la gare de Limoges

La « Marée Populaire », c’est partout en France samedi 26 mai

Appel citoyen 23

——————————————————————————————————————-

Cet appel fait suite à la réunion de mercredi 16 mai à la salle des associations de Guéret, elle-même faisant suite à un appel à convergence des luttes contre le « délit d’humanité ». Face aux multiples attaques du gouvernement sur tous les fronts, réagissons ! De toutes les manières possibles. Rassemblons-nous, manifestons, restons solidaires de toutes les luttes sociales et environnementales.

Jeudi 24 mai / 18h / Guéret : JEUDI SOLIDAIRE pour Blessing / RESF23

JEUDI SOLIDAIRE / Jeudi 24 mai – 18h

Demain Jeudi 24 Mai solidaire avec les migrants rassemblement devant la préfecture de Guéret à 18h00 pour qu’il n’y ait plus jamais de Blessing….et contre le délit de solidarité!

Tous les jeudis depuis plusieurs semaine un rassemblement se tient devant la préfecture de Guéret à 18h en soutien aux demandeurs d’asiles, dont plusieurs familles sous la menace imminente d’une expulsion.

Ce jeudi 24 mai, nous nous réunissons en mémoire de Blessing, cette jeune nigériane de 20 ans dont le corps a été retrouvé noyé dans la Durance, dans les Hautes-Alpes début mai.

Article de Mediapart : Blessing-20-ans-meurt-noyee-en-France-en-traversant-la-frontiere

Jeudi 17 mai : Journée d’action en soutien aux élèves demandeurs d’asile menacés d’expulsion

SOUTIEN A NOS ÉLÈVES DEMANDEURS D’ASILE EN COURS D’EXPULSION – JOURNÉE D’ACTION jeudi 17/05

Quelques faits :

– Autour de Guéret, les familles de plus de 40 élèves demandent l’asile à la France. De nombreux élèves, dont deux à l’école Prévert, trois au collège Martin Nadaud, une au lycée Favard, ont reçu une OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) de la préfecture, et sont donc expulsables à tout moment.

– Plusieurs familles ont dû quitter leur logement et vivent dans des chambres d’hôtel avec des bons d’alimentation.

– Exemple de pays d’origine : la République Démocratique du Congo. Qu’est ce qui y attend nos élèves ? La malnutrition, la prostitution, la guerre, la mort.

– Remarque d’une maman il y a quelques jours : « Si je mourais, mes enfants pourraient rester » (en tant que mineurs isolés en famille d’accueil ou en foyer…).

– Madame la Préfète a le pouvoir d’accorder des titres de séjour, justifiés par le fait que de nombreuses personnes sont malades ou ont des promesses d’embauche.

Nous, personnels et parents d’élèves du collège Martin Nadaud, ne pouvons nous résoudre à laisser faire, à nous retrouver devant des chaises vides dans nos classes. Chacun doit prendre conscience de la gravité de la situation :

Nos élèves sont tout simplement en DANGER.

Nous allons donc nous mettre en GRÈVE le JEUDI 17 MAI et manifester jusqu’à la préfecture. Nous avons demandé une audience à Monsieur le Préfet à 11h. Nous partirons de Martin Nadaud à 9h, en passant par l’école Prévert, le lycée Bourdan, l’école Cerclier, le collège Marouzeau.

NOUS PROPOSONS AUX PARENTS D’ÉLÈVES ET A TOUTES LES PERSONNES VOLONTAIRES DE SE JOINDRE A NOUS

A titre personnel, nous pensons aussi que les élèves peuvent nous rejoindre sous la responsabilité de leurs parents, par solidarité avec leurs camarades. Dans les nouveaux programmes du collège, une compétence à travailler est de permettre aux élèves de « Mettre en œuvre une action responsable et citoyenne, seul ou en groupe, en et hors milieu scolaire, et en témoigner »…

Ci-dessous :

préavis de grève du syndicat SUD Education Limousin : Préavis de grève – mai 2018

et une pétition à signer et faire signer le plus largement possible : Pétitions soutien élèves

 

————————————————————————————————————————————

Revue de presse locale suite à l’action de lundi 14/05 :

L’ÉCHO DE LA CREUSE – Mercredi 16 mai 2018 :

echo sans papiers

LA MONTAGNE – 15 mai 2018 :

la montagne 15 mai

Reportage sur RPG :

https://radiopaysdegueret.bandcamp.com/track/manifestation-enfants-expulsables

Mercredi 16 mai / Maison des associations, Guéret / 20h : Appel citoyen contre le délit d’humanité

Suite à notre rassemblement du samedi 5 mai sur la place Bonnyaud à Guéret pour faire sa « Fête à Macron » et à sa politique liberticide, suite à la discussion publique autour du « délit de solidarité » et à notre action « porteur de parole »sur le marché de Guéret, un appel est lancé, à toutes et à tous pour construire la convergence des luttes. Contre le délit de solidarité, contre le délit d’humanité, pour un autre modèle de société, plus égalitaire, parce que nos luttes ont le même fondements que l’on soit syndicaliste, étudiant, enseignant, zadiste, cheminot, que l’on lutte contre un projet minier ou pour protéger et aider les demandeur d’asile ou encore pour construire un mode de vie collectif alternatif à Notre-Dame-des-Landes :

Appel Citoyen contre le Délit d’Humanité

Une société démocratique ne peut pas exister sans que ses citoyens ne partagent des valeurs. Ces valeurs correspondent à un projet de société.

Notre société s’est bâtie sur la solidarité à travers des lois qui défendent le peuple. La Fraternité permet à travers la Laïcité à chacun de se côtoyer et de vivre ensemble en s’enrichissant des différences de l’autre. L’Egalité s’applique à chacun selon ses besoins à travers le programme national de la résistance. Notre Liberté correspond à notre possibilité de construire notre pensée et de participer aux décisions de nos dirigeants.

Si ces valeurs se sont fondées sur ces lois, c’est parce que les Français avaient connu les heures sombres de la xénophobie, de la peur, du manque de liberté, de la dénonciation et voulaient le meilleur pour leurs enfants. Petit à petit, les gouvernements successifs ont endormi notre vigilance et nous ont demandé de leur faire des chèques en blanc.

Aujourd’hui, le projet de société que le gouvernement nous propose, se construit avec de nouvelles lois basées sur la concurrence, l’individualisme, la privatisation de notre bien commun.
A la Fraternité, on oppose le Délit de solidarité !
A l’Égalité, on oppose des devoirs pour le peuple et des droits pour les plus riches.
A la Liberté, on oppose la répression avec le recours au tout sécuritaire. Ces lois sont fabriquées en notre nom par des gens qui ne représentent qu’eux-mêmes.

Nous refusons de rentrer chez nous, la tête dans les épaules et de recevoir les coups en nous résignant. Nous refusons ce projet de société car nous en voulons un autre pour nos enfants. Nous savons que notre nombre fera notre force. Nous appelons à la construction par toutes les citoyennes et par tous les citoyens convaincus qu’un autre projet est possible, à une réunion :

RDV le Mercredi 16 Mai à 20h00 maison des associations à Guéret.

Pour la convergence des luttes.

Parce que la solidarité ne sera jamais un délit pour nous.

Le 5 mai c’est la Fête à Macron ! Café/Discussion : « délit de solidarité » / RDV Guéret, Place Bonnyaud, 10h

Tract 5 Mai

Le sujet de cet évènement pourrait sembler ne pas être en lien avec la lutte contre les projets miniers, et pourtant : l’exploitation des ressources des pays dits « en développement » par les « démocraties » dites « développées » n’est-elle pas l’une des causes de la misère des populations de ces pays, et donc de leur désir de migration ?

Et n’est-ce pas à E. Macron, alors ministre de l’industrie, que nous devons la grande majorité des PERm sur tout le territoire ?

Extractivisme = Capitalisme = Guerre = Misère : discutons-en !

Alors que notre président nous soigne à coup d’ordonnance, confisquant ce qu’il restait de la parole du peuple ;
Alors que le gouvernement interdit les journalistes à Notre-dame-Landes, et n’autorise que la diffusion des images prises par la gendarmerie, bafouant la liberté de la presse et la liberté d’expression (http://www.acrimed.org/Notre-Dame-des-Landes-Circulez-y-a-rien-a-voir) ;
Alors que de nombreux militants sont poursuivis, arrêtés, condamnés à des peines de prison ferme …

Discutions-en sur la place publique !

Contre Macron et son monde !

Un autre monde est possible, et la solidarité ne sera jamais un délit dans le nôtre !

à lire sur le même sujet :

NDDL : opération militaire toujours en cours – Appel à solidarité

Communiqué de l’Assemblée Générale du mouvement de résistance de la ZAD de NDDL du vendredi 13 avril 2018 :

Ici, à la ZAD de Notre-Dame Des Landes, le gouvernement français déploie depuis le début de son opération dite « « de maintien de l’ordre » des moyens massifs et très coûteux contre des civils qui défendent leurs vies et leurs projets et toutes celles et ceux qui sont venus les soutenir. Il n’hésite pas  à mettre en oeuvre des moyens militaires tels que des drones, hélicoptères, hummer, blindés, camions bâchés et famas.

Aussi, il fait usage des techniques destinées à mettre en danger les personnes présentes sur la ZAD de Notre-Dames des Landes.

Lundi 9 avril, à 2h30 du matin, les gendarmes ont attaqué dans la profondeur de la nuit, aveuglant les gentes avec des spots puissants, tout en leur envoyant des pluies de grenades lacrymogènes et de bombes GIF4 (bonbones composées de gaz et de métal). Au cours de cette attaque, un habitant a été attrapé par les gendarmes, maintenu par des techniques d’immobilisation sur un sol glacé pendant plus de deux heures, c’est-à-dire jusqu’à ce qu’il perdre connaissance. Pris en charge par les pompiers qui ont refusé de le jeter à Vigneux-De-Bretagne comme le souhaitait les gendarmes, il a été emmené aux urgences du CHU de Vannes. A son arrivée, les médecins ont constaté que sa température corporelle était descendue à 35°. Sa mort a été évitée de peu !

Si le gouvernement osera dire qu’il ne fait usage que d’armes non létales, force est de constater que l’usage qui est fait de ces armes risque de parvenir au même résultat que l’utilisation d’armes létales. En effet, visant le plus souvent la tête, les militaires n’hésitent pas à tirer au flashball sans sommation, à faire des tirs tendus de bombes lacrymogènes et de GIF4. Aussi, au cours des opérations d’expulsion, ils frappent les gens réfugiés sur les toits des lieux de vie que l’État veut détruire. A ce jour, les équipes médicales de la ZAD ont constaté que plus de 110 personnes ont été blessées, dont un nombre conséquent au visage et aux yeux.

Ces blessures sont volontaires et préméditées. Afin de disperser les gens, les gendarmes envoient massivement des grenades lacrymogènes pour empêcher les gentes de voir et une fois qu’il n’y a plus de visibilité, les bombardent de grenades GIF4 provoquant ainsi de nombreuses blessures. Les attaques nocturnes sont de plus en plus fréquentes et, à ces moments, il ne fait pas de doute que les risques de blessures et d’homicides augmentent. Sans compter que le gouvernement plongent des quartiers entiers de la ZAD dans l’obscurité en coupant l’électricité et, à ce jour, ils menacent de couper l’eau.

Nous ne savons pas pendant combien de temps nous pourrons éviter qu’une personne soit tuée à cause des violences des gendarmes et s’ajoutera à la très longue liste des personnes assassinées au cours des opérations militaires et policières dans les quartiers populaires, aux frontières et dans les zones à défendre.

Cette violence d’État n’est pas nouvelle ! Nous gardons tout-e-s en mémoire l’usage des hélicoptères nuit et jour sous l’État d’urgence de 2005 instauré pour réprimer les révoltes des quartiers populaires suite aux meurtres de Zyed et Bouna, la présence d’armes de guerre dans les mains des gendarmes pendant les soulèvements de Beaumontsur-Oise après l’assassinat d’Adama TRAORE, ou la mise en place de sniper pendant les mouvements de résistance d’Aulnay-sous-Bois suite à la mort de Yacine retrouvé au fond d’une cave.

Nous n’oublions pas que, même si le gouvernement a déclaré mettre fin à l’État d’urgence, les policiers portent en permanence des fusils-mitrailleurs et que des attaques nocturnes ont lieu contre les populations pauvres cibles du racisme d’État.

Nous remercions les copines et les copains qui ont manifesté devant les usines d’armement de la gendarmerie, et nous appelons à tout rassemblement, actions de blocage et toute autre action de solidarité pour freiner la hausse des violences militaires à la ZAD, mais aussi dans les quartiers populaires, les centres villes et les campagnes de l’Hexagone, des Pays d’Outre-mer et aux frontières.

Nous réaffirmons notre solidarité à la famille de Amine BENTOUNSI, Todor BOKANOVIC, Hocine BOURAS, Taoufik EL-AMRI, Rémy FRAISSE, Angelo GARAND, Babacar GUEYE, Chian LIU, Shaoyo LIU, Adama TRAORE, Ali ZIRI, et toutes les autres familles qui ont perdu un-e être cher-ère suite aux attaques de la police, de la gendarmerie et de l’armée. L’assemblée générale du mouvement de résistance de la ZAD de NDDL du vendredi 13 avril 2018.

invitation à la solidarité depuis la ZAD de NDDL contre les violences militaires du gouvernement français

Info sur : https://zad.nadir.org/

SOUTIEN A NOTRE-DAME-DES-LANDES – Guéret – samedi 14.04.2018

 

Appel des occupant-e-s à venir en masse sur la zad :

guéret 14.04.2018Depuis lundi 9 avril 3 heures du matin, 2500 gendarmes suréquipés avec blindés ont entamé une destruction des lieux de vie sur la zad de nddl.

Plus de 20 lieux ont été détruits, 148 personnes blessées, plus d’une dizaine de personnes arrêtées. Cette opération est une tentative d’élimination de notre mode de vie collectif. Le gouvernement, tout en proclamant l’état de droit, utilise des moyens illégaux dans une offensive surviolente. Comme il prétend œuvrer pour le respect de l’environnement, tout en déversant des litres de lacrymo dans les champs.

On ne compte plus les mensonges de la préfète. Dernier en date, l’annonce de la fin des opérations jeudi 12 au soir, alors que 95 fourgons attaquent la zad le lendemain matin même.

Tous ces coups bas n’altèrent en rien notre volonté à résister et à occuper les lieux. Déjà, de partout, les actions de solidarité se multiplient : blocages, rassemblements, occupations… Sur place on est de plus en plus nombreux.ses à tenir le rapport de force face aux gendarmes qui commencent déjà à s’embourber et à essuyer de sacrés échecs sur le terrain. Tous ces soutiens font chaud au cœur et nous sommes plus que jamais déterminé.e.s à rester ici pour développer nos projets de vie avec ou sans légalité.

La préfète a d’ores et déjà annoncé sa volonté de reprendre les négociations avec le mouvement en proposant un nouveau rendez-vous avec la délégation intercomposante. Dans les circonstances actuelles où les menaces d’intervention policières sont toujours présentes, il nous paraît très difficile d’envisager la reprise du dialogue.

Nous avons conscience qu’à la fin de la trêve d’hiver, de nombreuses personnes ont été expulsées ou vont l’être ces prochaines semaines, moins médiatiquement, et nous tenons à leur exprimer tout notre soutien.

Ces événements ont lieu dans un contexte de mobilisation générale nationale où toutes ces luttes se renforcent et s’additionnent dans le rapport de force face à l’état.

Aujourd’hui, samedi 14 avril, nous appelons à rejoindre en masse la manifestation de 16h30 place du cirque à Nantes.

coeur1-avril2018Et ce dimanche 15 avril nous appelons à venir nombreux.ses reconstruire les habitats saccagés.

Rien n’est fini, tout recommence !

Des occupant.e.s

source : https://zad.nadir.org/spip.php?article5422

 

URGENT EXPULSION NDDL : appel à venir en masse à la zad ce dimanche.

Le temps est venu – Appel à venir en masse !

jeudi 12 avril 2018

Ce dimanche – Le temps est venu – Appel à venir en masse ! A diffuser partout.

RDV à 12h le long du chemin de suez.

L’Etat a décidé cette semaine de détruire brutalement l’expérience collective dans la zad. Nous résistons chaque jour – habitant.e.s, soutiens, paysan.ne.s, voisin.e.s, jeunes et anciens. Nous le faisons avec notre coeur, nos corps, nos liens, avec toute la force qui s’est enracinée dans le bocage en 50 ans de luttes et d’espoirs accumulés. Mais l’Etat continue à arracher des maisons, des fermes, des espaces agricoles et des ateliers, à piétiner des jardins, à raser tout ce qui est beau. Nous avons avons besoin de vous sur le terrain maintenant !

A toutes celles et ceux qui sont passés rien qu’une fois ici, à toutes celles et ceux qui auraient pu et pourront demain.

A toutes celles et ceux qui pensent qu’il faut des espaces d’expérimentation collective et continuer d’inventer des vies magiques face à ces barbares.

A toutes celles et ceux qui croient qu’il est encore possible de résister face aux rouleaux compresseurs de la marchandisation du monde et la destruction du vivant.

Il reste 3 jours pour s’organiser pour venir en masse dans le bocage dimanche. Parlez-en partout autour de vous, amenez des ami.es

Le temps est venu de nous retrouver pour dire que la zad doit vivre, panser ses plaies, se reconstruire….

Plus d’infos sur les accès et la journée : zad.nadir.org

Pour quelques images de la zad avant sa destruction partielle cette semaine : https://www.youtube.com/watch?v=f04PFWcr63Q.

URGENT EXPULSION EN COURS A NDDL ! Rdv samedi 14/04 à GUERET – 10h30 Place Bonnyaud

5e jour d’intervention aujourd’hui, la lutte continue sur place et partout en France.  Montrons au gouvernement notre détermination  à ne pas abandonner notre rêve et à nos camarades sur place notre soutien.

Un rdv est donné à se rendre en masse sur la zad ce dimanche. RDV à midi le long du chemin de suez ; si nous ne pouvons rejoindre nos camarades en résistance sur le terrain, un appel est lancé à organiser des rassemblement, blocage, occupation, etc… dans nos villes :

RDV à Guéret demain samedi 14 avril à 10h30 place Bonnyaud.

L’état s’obstine à vouloir expulser la zad, il devra faire face à une série de réactions, aussi déterminées que diverses !

JEUDI 12 AVRIL – GUERET :

Retour sur le rassemblement d’hier soir devant la préfecture : nous étions une cinquantaine de personnes réunies pour manifester notre soutien à NDDL et aux familles de migrants installées en Creuse menacées d’expulsion. Paysans, Migrants, zadistes : NON AUX EXPULSIONS ! CONVERGENCE DES LUTTES !

DSC_0003 DSC_0005 DSC_0006 DSC_0011 DSC_0015DSC_0019

COMMUNIQUE DE L’ASSEMBLÉE DE LUTTE CONTRE LES EXPULSIONS DE LA ZAD :

Aux cheminots, aux étudiant-es, aux grévistes d’Air France, de Carrefour et à toutes celles et ceux qui luttent CONTRE MACRON ET SON MONDE

Des licenciements consécutifs à la loi travail, de la sélection à l’université à la déportation des immigrés, c’est la même logique étatique qui considère les êtres vivants comme des marchandises, le même bulldozer anti-social qui tente de bousiller nos vies. Pourtant, dans les universités occupées et sur les piquets de grèves, sur la ZAD et dans la rue, la colère monte et éclate. Sur les nombreux fronts de lutte, activés en réaction à la politique-carnage du gouvernement, un besoin urgent se faitsentir : s’unir pour que la peur change de camp.

Ici, dans le bocage de NDDL, la résistance à l’opération militaire prend des airs de guerre civile : destructions de nos lieux de vies, véhicules blindés, survols de drônes, maîtres chiens, largage degrenades désencerclantes par hélicoptère, exhibitions d’armes à feu et plus de trente blessés hier, probablement le double aujourd’hui, dont plusieurs mutilations irréversibles. Malgré cela, la résistance continue à l’image du mouvement anti-aéroport : joyeuse, déterminée et multiforme. Des caillassages et pique-niques de cheveux gris, des bals de tracteurs aux barricades, d’incendies de tractopelles aux jets de peintures en passant par les ravitaillements des cantines, l’énergie déployée ici tire ses sources de vos solidarités. Celle des riverains, des paysan-nes, des habitant-es historiques, des comités de soutiens locaux et à l’internationale, de tous les renforts plus nombreux chaque heure qui passe. Et savoir que des facs sont occupées, des trains et des avions à l’arrêt, des supermarchés bloqués nous fait nous sentir pris dans un mouvement plus global qui tente de stopper ce gouvernement dans sa course folle vers la catastrophe générale.

Malgré le déchaînement de brutalité absurde de cette opération, qui prouve que ce gouvernement n’a plus que la terreur comme seul argument, il reste certain que nous allons continuer à durer et construire ici. Nous sommes trop nombreu-ses à connaître les chemins, bois et prés du bocage. Nous tirons notre force de toute la rage et l’espoir de tous celles et ceux qui veulent changer ce monde. La ZAD est inexpulsable. Une fois que seront expulsés les véhicules blindés, les hélicoptères, les fourgons et les 2500 flics de notre bocage chéri, soyez sûr-es qu’on se retrouvera dans vos amphis, piquets de grève et dans la rue pour poursuivre nos combats.

Merci pour vos solidarités, vos luttes et votre diversité.

L’assemblée de lutte contre les expulsions de la ZAD

Précisions des expulsions sur la zad :
http://zad.nadir.org/

Jeudi 08 mars – Tulle : Rassemblement contre le projet d’usine à pellets torréfiés de Bugeat-Viam

Rassemblement contre le projet d’usine à pellets torréfiés de Bugeat-Viam (CIBV)

jeudi 8 mars 2018 à 8h30 à Tulle,

place de la cathédrale

Nous venons d’apprendre que le projet usine de production de pellets torréfiés Carbon Ingen’R Bugeat-Viam (CIBV) était inscrit au Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst) du jeudi 8 mars !!! Le coderst est la dernière étape administrative avant l’autorisation d’installation d’un projet soumis à ICPE.
Les éléments qui autoriseraient l’instruction de ce dossier ne sont aucun cas réunis. La poursuite de la procédure constitue un déni de démocratie que nous comptons dénoncer par un rassemblement à Tulle [place de l’église] jeudi 8 mars 2018 à 8h30.
montagnepellets [320x200]
Le commissaire enquêteur, monsieur Jean-Paul Baudet, a rendu en date 28 janvier 2018 un rapport d’enquête lacunaire et partial en faveur du projet CIBV :
• Les contributions sérieusement argumentées, dont celle que nous avons co-signée avec 6 associations agréées pour la protection de l’environnement, ont largement été ignorées.
• Certaines remarques ou interrogations ont été reformulées de manière peu claire, et ne trouvent aucune réponse du promoteur du projet.
• Le commissaire enquêteur n’a aucun regard critique sur le projet et reprend soit les éléments du dossier d’enquête, soit les réponses du pétitionnaire lui-même !
Un projet soumis à enquête publique et à étude d’impact a par nature des effets potentiels très importants sur l’environnement. Nous rappelons que l’ouverture d’une concertation préalable aurait permis qu’un débat d’opportunité puisse se dérouler sur notre territoire et aurait sans doute permis de prévenir la frustration démocratique qui a été ressentie tout au long de cette enquête publique dont nous déplorons avoir joué le jeu sans que cela n’ait aucun effet.
En tentant ainsi de dissimuler les risques et en dénigrant la parole des opposants l’ensemble des acteurs institutionnels font une grave erreur politique qui renforce la légitimité de nos actions contre le projet CIBV.
Nous vous demandons que le projet CIBV soit déprogrammé du CODERST du 8 mars 2018
 
Nous appelons à un rassemblement à cette même date afin dénoncer la supercherie démocratique de cette enquête publique.
Rassemblement à Tulle, place de la cathédrale jeudi 8 mars 2018, à 8h30.
Lire / télécharger la lettre ouverte au préfet des associations Limousin Nature Environnement, Corrèze Environnement, Sources et Rivières du Limousin, Groupe Mammalogique et Herpétologique du Limousin, Non à la Montagne Pellets, Nature sur un Plateau, LPO Limousin, AGIR pour la Biodiversité :

 

Victoire à Notre-Dame-des-Landes, victoire pour toutes les luttes pour la terre !

Zad 10-02-2018Le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes est enfin abandonné, après 50 ans de lutte, le mouvement anti-aéroport dans toute sa diversité gagne une grande victoire.

Tout comme, tout au long de ces années, la lutte contre « l’aéroport et son monde » a cristallisé l’essence de nombreuses luttes en France et même ailleurs dans le monde, cette victoire retentit comme un cri d’espoir pour toutes ces autre luttes contre le capitalisme, contre la destruction imbécile de notre terre, ce bien commun. C’est la victoire du bon sens, de la solidarité, de la résistance. Ensemble nous pouvons tout !

L’aéroport ne sera pas, maintenant la zad doit vivre. Construire son avenir. Le combat n’est pas terminé. Les habitants de la ZAD – légaux, illégaux, associations, paysans – ont déjà envisagé l’après-aéroport. Ils affirment dans leur communiqué du 17 janvier – https://zad.nadir.org/spip.php?article5034 :

« -La nécessité pour les paysan-ne-s et habitant-e-s expropriés de pouvoir recouvrer pleinement leurs droits au plus vite.
-Le refus de toute expulsion de celles et ceux qui sont venus habiter ces dernières années dans le bocage pour le défendre et qui souhaitent continuer à y vivre ainsi qu’à en prendre en soin.
-Une volonté de prise en charge à long terme des terres de la zad par le mouvement dans toute sa diversité
– paysans, naturalistes, riverains, associations, anciens et nouveaux habitants. »

Nous tenons à réaffirmer notre total soutien à toutes et à tous pour la suite de la lutte. La menace d’une expulsion plane toujours sur la zad, même si le premier ministre a affirmé que celle-ci n’aurait pas lieu avant le 30 mars, cela reste inacceptable. Les habitants du bocage souhaitent prendre en main eux-même l’avenir de ces terres qu’ils défendent et protègent depuis plusieurs décennies pour certains. Le gouvernement doit accepter cette possibilité.

Résistance et solidarité avec tous les occupants de la zad !

Communiqué de l’assemblée du mouvement du 18 janvier : http://zad.nadir.org/spip.php?article5042

RDV le 10 février sur la zad pour fêter la victoire et (ré)affirmer note soutien au mouvement !

Jeudi 7 décembre : Conférences gesticulées – Chambon-sur-Voueize (23)

Conférences gesticulées

Tagada soin soin  par Elisabeth Fery 18h30

Les astuces de sioux d’une aide-soignante à l’hôpital du commerce Cette immersion dans la fonction publique hospitalière invite à découvrir le parcours d’une aide-soignante syndiquée qui, année après année, assiste à la dégradation des conditions de travail de l’assistance publique des hôpitaux de Paris.

Mes jolies colonies  par Djenab Sangaré 20h30

En nous livrant une autre histoire de la colonisation et de la décolonisation que celle livrée par nos manuels scolaires et nos cours d’histoire, cette conférence gesticulée vient interroger les effets actuels de notre histoire coloniale. Quelle est notre légitimité à nous sentir français-e aujourd’hui quant on s’appelle Fatoumata ou Mohamed ? Dans cette conférence, on parlera de culture, d’ethnocentrisme, de capitalisme… 

Au bistrot d’autrefois

Chambon-sur-Voueize

Jeudi 7 décembre – 18h30 et 20h30

Une conférence gesticulée, c’est entre le théâtre et la conférence. C’est de l’éducation populaire, une personne qui livre ce qu’elle sait, un savoir sociologique construit par les gens du peuple.

Durée : 1h15

Entrée (et sortie) : Prix libre