Tous les articles par dédé mineur

Vendredi 17 Mai – Dans quel pays voulons-nous vivre? Projets nuisibles et chemins de traverse

Soirée débat proposée par Stopmines23 et Creuse-Citron « La Creuse, c’est encore un secret pour tout le monde. » Curieux paradoxe que cet ancien slogan touristique… Et si le fait qu’il puisse encore faire bon vivre quelque part tenait justement à ce secret, ce léger écart vis à vis de la frénésie économique ? N’y a-t-il rien d’autre pour faire vivre ce pays que l’Internet obligatoire, des forêts d’éoliennes géantes, la plaie béante d’une mine à ciel ouvert, mille coupes rases ruinant les bois, des fermes toujours moins paysannes, toujours plus industrielles ? La Creuse est convoitée par de multiples promoteurs, privés et publics, qui voudraient bien faire ce que bon leur semble de ce pays où ils ne vivent pas. Mais nous, habitants d’ici, que voulons-nous ? Que faisons-nous ?
Ce soir il pourrait être question de lutte,contre tout ce qui menace la vie ici. « Vous reprendrez bien une cuillère de sirop anti-tout ? » Anti tout ? Pas si sûr…. Nous n’avons rien contre, au hasard : la démocratie directe , les cultures vivrières ou paysannes et la vente sur les marchés. Les bibliothèques et les bistrots. L’hospitalité, l’entraide, les communs et bien d’autres choses à défendre,à organiser, à faire vivre. Ce soir, il pourrait être question de ça, aussi.

Le Fabuleux destin-Quartier du petit Saint-Jean, à Aubusson -6 rue Roger Cerclier

IA, 5G, Linky : innover pour aggraver la crise sociale et écologique

« L’intelligence artificielle en marche pour foncer dans le mur »

paru dans lundimatin#186, le 9 avril 2019

Comme nous l’écrivons dans un autre article, jeudi 9 avril, le député LREM Cédric Villani intervenait à l’école des Mines d’Albi à propos de l’économie numérique et de la société du Big Data. Sa performance fut cependant perturbée par des gilets jaunes tarnais a priori peu convaincus par les bienfaits de l’innovation technologique sur leur quotidien. En sus de leur adresse directe au député, nous reproduisons ici un texte d’analyse plus long à propos de l’importance des nouvelles technologies dans l’aggravation de la crise sociale et écologique actuelle. Lire la suite

5 Avril – Felletin – 9h – Rassemblement contre le Plan particulier de la Creuse

arton427-cfd68-ffdd7Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, viendra signer le Plan particulier pour la Creuse (PPC), au lycée des métiers du bâtiment de Felletin, vendredi 5 avril, à partir de 9h30.

A cette occasion, des habitant·e·s de la Creuse appellent à un rassemblement à 9 heures, devant l’entrée principale du Lycée des métiers du bâtiment, pour questionner les enjeux de la « planification » du département et alerter sur ses effets prévisibles.

      « On nous a déjà annoncé la couleur (verte) du PPC :

  • déploiement de la fibre optique et de la 4G ;
  • développement de secteurs d’activité dans la domotique, la télémédecine, les biotechnologies, le télétravail ;
  • établissements scolaires connectés (tablettes, smartphones et imprimantes 3D), fablabs, création d’un pôle d’excellence sur les drones ;
  • rationalisation de l’exploitation du bois, déploiement de la technologie photovoltaïque et géothermique, de l’éolien, de la méthanisation, des réseaux haute et très haute tensions afin de devenir leader en matière de transition énergétique ;
  • extension et amélioration du réseau routier, adapté aux besoins des voitures électriques ;
  • sans oublier de faire de la Creuse une destination phare du « tourisme vert ».

    Soyez-en sûr, la France de l’aménagement du territoire étant celle de la production et du rendement, et le progrès industriel ne connaissant aucune limite, cet aménagement du territoire, sauf catastrophe, ne saura, lui non plus, connaître de fin. Le PPC permettra de faciliter et accélérer la mise en place de projets nuisibles, dans lesquels nombre de start-up et multinationales veulent investir, avec, entre autres conséquences, la destruction du paysage et de ce qui reste de campagne.

    Nous appelons à constituer une opposition forte et déterminée contre cet avenir qu’on veut nous imposer. Nous refusons de choisir entre, d’un côté, le dépérissement du département, et, de l’autre, le développement économique permis par la fuite en avant technologique et la vie connectée.

    La Creuse et ses habitants ne sont pas des marchandises. Nous refusons que le pays se réduise à une réserve au service des métropoles. Non au PPC !

Rendez-vous vendredi 5 avril, 9h, devant l’entrée principale du lycée des métiers du bâtiment de Felletin.

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Macron également à Felletin ?

En prime de la ministre, c’est Le populaire qui fait courir la rumeur : Macron pourrait également venir à Felletin le 5 avril pour la signature. L’occasion pour lui de se faire mousser, pour nous de le dégonfler.

«          Et si Emmanuel Macron venait en Limousin avant les commémorations d’Oradour-sur-Glane comme certains l’avancent ? C’est en tout cas une possibilité que l’on ne néglige pas du côté de Felletin où Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, viendra signer, le 5 avril, le Plan particulier pour la Creuse. Les reconnaissances réalisées vendredi matin prennent en tout cas en compte cette éventualité. [1]

Lire sur Labogue.info

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A lire aussi :

La Montagne – « Felletin, le Premier ministre va lancer le « plan Marshall » pour la Creuse et la Région signer un chèque de 41 millions d’euros »

 

 

Clermont Ferrand – Festival étudiant contre le racisme et les discriminations : Marielle Franco à l’honneur

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Actus locales / Par Eloise LEBOURG –  Antoine Legrand
C’est une tradition pour l’UNEF : faire écho à la journée mondiale contre le racisme et les discriminations. Le syndicat étudiant organise une fois de plus un festival visant à sensibiliser les étudiants à ces questions. Ateliers, projections et débats prendront place un peu partout à Clermont du 25 mars au 06 avril.

 

« Si vous désirez une image de l’avenir, imaginez une botte piétinant un visage humain… éternellement. »

23mars

« Si vous désirez une image de l’avenir, imaginez une botte piétinant un visage humain… éternellement. »

Georges Orwell, 1984

Aujourd’hui à Nice, une manifestante de 71 ans a été très gravement blessée à la tête lors d’une charge de la police. Conformément aux consignes du gouvernement, les forces de l’ordre sont « allées au contact ». Elles ont attaqué les personnes qui commençaient à se rassembler. Elle s’appelle Geneviève. Elle portait un drapeau multicolore : « paix ».

Ce gouvernement éborgne des lycéens mineurs et blesse gravement des retraitées. Il y a du sang indélébile sur les mains du pouvoir.

N’oubliez pas cette image. C’est l’image du régime en place.

-Nantes Révoltée-

La situation des nappes phréatiques de la Creuse est très inquiétante

mercredi 20 mars 2019 à 18:51 Par Benjamin Billot, France Bleu Creuse

A cause des faibles précipitations de cet hiver, il y a très peu d’eau dans nos sous-sols, sur les trois-quarts du département, le niveau d’eau est le pire jamais enregistré.

Après la sécheresse historique de l’an dernier, personne n’a envie de revivre un été catastrophique en Creuse. C’est pourtant ce qui pourrait arriver si l’eau ne tombe pas en quantité pendant les trois mois qui viennent. Il n’a pas plu beaucoup cet hiver et les nappes ne se sont pas correctement rechargées.

Les mesures sont réalisées par le Bureau de recherche géologique et minière. Ils ont 13 capteurs en Creuse, certains posés depuis environ 30 ans, d’autres depuis 15 ans, et les trois-quarts de ces capteurs sont au niveau le plus bas jamais enregistré. La situation est notamment inquiétante sur les bassins du Cher, de la Gartempe, de la Creuse, mais tout le département est globalement concerné.

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Samedi 16 Mars – Pour le climat, Contre le capitalisme ! – Guéret

Pour le climat, Contre le capitalisme  !
Rassemblement  – Samedi 16 Mars
11h devant la préfecture de Guéret

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52999836_477271352805833_9120121014469001216_nPour un printemps des luttes climatiques et sociales !

Nous sommes aujourd’hui des millions, prêt·es à résister, à déployer des alternatives, à demander des comptes au gouvernement, aux multinationales, aux banques et aux institutions financières.

Il est temps de changer de système industriel, politique et économique.

Nous devons préserver la biodiversité, alors que nous vivons une sixième extinction de masse. Nous devons renouveler la démocratie et protéger les intérêts de toutes et tous plutôt que ceux de quelques un·es. Nous devons répartir les richesses pour obtenir la justice sociale, afin de garantir une existence digne pour chacun·e. Fin du monde et fin du mois relèvent du même combat.

Nous voulons combattre les dérèglements climatiques, nous voulons combattre la violence sociale et nous refusons toute forme de répression ou de discrimination.

Se déplacer, se nourrir, se loger, se chauffer, produire, consommer autrement est possible : autant de propositions alternatives que les décideurs politiques et économiques retardent et empêchent au nom d’intérêts particuliers qui nous conduisent dans le mur.

Notre printemps sera climatique et social. Le 15 mars, la jeunesse sera en grève partout en France et dans le monde. Le 16 mars, nous manifesterons ensemble, pour dire « ça suffit ! » et demander des changements immédiats.

banquise

Les peuples premiers

Peuple d'Amazonie

Au nombre de 370 à 400 millions, les peuples autochtones représentent plus de la moitié de la diversité culturelle du monde.Les peuples autochtones, appelés également «  peuples premiers » ou aborigènes, constituent au moins 5 000 groupes humains qui vivent dans 90 Etats. Alors que nombre d’entre eux ont été marginalisées,  exploitées et assimilées par la force, ces peuples résistent de plus en plus pour faire valoir leurs droits. Ils revendiquent la reconnaissance de leur identité, de leur langue, de leur culture, de leur mode de vie et de leur terre.

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A lire aussi :

Du XIXᵉ siècle à aujourd’hui, des enfants dans l’enfer de la mine

26 Fév 2019 – Diana Cooper-Richet

congo coltanEn République démocratique du Congo (RDC), de nombreux enfants s’usent au travail dans les mines de cassitérite et de cobalt des régions du Nord Kivu et du Katanga. Dans ce pays aux ressources considérables, ces minerais rares et chers sont particulièrement prisés,

comme en témoigne le journaliste Christophe Boltanski dans son livre enquête de 2014, Minerais de sang.Leur extraction est en effet indispensable à la fabrication de nos appareils électroniques.

Nulle trace sur les cartes des exploitations où se cachent ces esclaves du monde moderne. Localisés dans des zones réputées dangereuses où règnent des bandes armées, ces lieux accueillent pourtant à 200, voire 300, mètres de profondeur, des fillettes et des garçons âgés de 7 à 18 ans : l’Unicef estime qu’ils sont quelque 40 000 et qu’ils forment près de la moitié de la main-d’œuvre utilisée dans ces exploitations. Dans des conditions inhumaines, ces enfants travaillent à mains nues, pour des salaires qui n’excèdent pas un ou deux euros par jour.

Lire la suite : The conversation

Le gouvernement supprime les enquêtes publiques environnementales contre l’avis des citoyens

« La méthode utilisée est habile. Sous couvert de simplification et de diminution des délais, c’est subrepticement, par petites touches, lors de la sortie de nouveaux projets de loi, que la participation du public aux décisions ayant une incidence environnementale est en train de muter pour se résumer à une simple consultation par voie électronique », a ainsi dénoncé la présidente de la CNCE à Actu Environnement.

Alors que le gouvernement mène tambour battant le grand débat national, un des rouages de la démocratie participative va être remplacé pour la première fois dans les régions de Bretagne et Hauts-de-France : l’enquête publique.

Lire la suite – La relève et la peste – 11 février 2019 – Laurie Debove

Comme un bruit qui court retourne en Guyane, avec celles et ceux qui font de la forêt un champ de bataille.

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Les Amérindiens se battent pour défendre la forêt dont ils vivent

Les Amérindiens se battent pour défendre la forêt dont ils vivent © Radio France / Giv Anquetil
Nous vous avions fait entendre le mois dernier les voix de guyanais mobilisés contre des grands projets extractivistes qui menacent l’environnement.Et si la mine industrielle Montagne d’or (en plein cœur de la forêt tropicale) est toujours dans le collimateur de 70% des habitants, on célèbre ces jours-ci en Guyane la victoire par abandon sur Total et son forage off-shore, qui vient de jeter l’éponge après 100 millions d’euros dépensés en prospection.

On retourne cette semaine dans ce paradis vert, cette fois avec les Amérindiens qui se battent pour défendre la forêt dont ils vivent.

Les Amérindiens qui se battent pour défendre la forêt dont ils vivent
Les Amérindiens qui se battent pour défendre la forêt dont ils vivent © Radio France / Giv Anquetil

Dans son abattis, sa parcelle cultivée sur brûlis avant d’être rendue à la forêt pour 30 ans, Franck Nénesse pratique l’agroforesterie en utilisant les cycles naturels et les savoir-faire traditionnels pour que les sols ne s’épuisent pas. Cécile Kouyouri, première femme devenue chef coutumier voilà 21 ans, nous reçoit dans son petit village de Bellevue, où elle a réussi à imposer une « Zone de droits d’usage collectifs » (ZDUC) pour un autre usage communautaire de la forêt et du monde.

C’est aussi le message que porte une nouvelle génération d’Amérindiens réunis dans les Jeunesses Autochtones de Guyanes (JAG), dont fait partie Christophe Yanuwana Pierre que l’on retrouve près de Saint Laurent du Maroni.

Pour la reconnaissance officielle des peuples autochtones
Pour la reconnaissance officielle des peuples autochtones © Radio France / Giv Anquetil

Alors qu’environnement et climat peinent à devenir des priorités pour le monde développé, toutes et tous partagent –comme Jean Paul Fereira, le maire Kali’na d’Awala-Yalimapo, l’idée que le « retard » en développement de la Guyane est peut-être une chance pour prendre d’autres voies. Plutôt que de répéter les mêmes erreurs – climaticides – qui ont échoué ailleurs.

Un reportage de Giv Anquetil

Et le focus

Martelage et syndicalisme : les agents forestiers défendent leur métier et leur mission d’intérêt général face aux restrictions budgétaires.

La bibliographie

Guide Guyane 2019/2020, Philippe Boré, aux éditions des Curieux de nature d’Amérique du Sud
« Guyane, trésors et conquêtes », Revue Z, numéro 12, 2018

Programmation musicale

« Malawni » – Master Rick
« Oyékomato » – T+Waleke
Focus :   Lescop – La Forêt

Entre Montagne d’or et forage offshore, quand la Guyane est convoitée pour ses ressources

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Comme un bruit qui court – samedi 9 février 2019 par Giv Anquetil , Antoine Chao , Charlotte Perry

Voilà plus de deux ans qu’une mobilisation inédite a pris racine en Guyane, alors que ses ressources attisent l’appétit des multinationales.

Mobilisation contre l'exploitation minière de la Montagne d'or en Guyane
Mobilisation contre l’exploitation minière de la Montagne d’or en Guyane © Maiouri Nature

 

Écologistes, amérindiens, et citoyens de tous bords se sont mis en tête de stopper le projet minier Montagne d’or : un consortium russo-canadien qui compte extraire 85 tonnes d’or au cœur de la forêt primaire, creusant une fosse grande comme 32 stades de France, et utilisant 10 tonnes de cyanure et 18 tonnes d’explosif, chaque jour pendant douze ans.

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