[Sécurité Globale / Liberté] 23/01 : Rassemblement à Guéret

Ce samedi 23 janvier, comme depuis plusieurs semaines, on se mobilise en Creuse contre le projet de loi « Sécurité Globale » et le virage de plus en plus liberticide que prend le gouvernement.


Pour défendre nos libertés collectives et individuelles fortement mises à mal ces derniers mois :


RENDEZ-VOUS CE SAMEDI ET TOUS LES SAMEDIS A GUERET – 11H – DEVANT LA MAIRIE !


Amenez vos banderoles, vos affiches, vos panneaux, vos instruments, vos voix, vos poèmes, vos textes, vos œuvres…

Amenez vos idées pour les suites de la mobilisation.

Les manifestations et rassemblements à caractère revendicatif déclarés en préfecture NE SONT PAS INTERDITS PAR L’ÉTAT D’URGENCE SANITAIRE –
NOUS POUVONS MANIFESTER !

[Sécurité Globale / Liberté] Manifestation festive et déterminée réussie ce samedi 16 janvier à Limoges

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté à Limoges ce samedi 16 janvier contre la loi Sécurité globale et son monde, cela malgré la très regrettable défection de dernière minute de certaines composantes du collectif Stop Sécurité globale. Beaucoup de personnes étaient descendues de différentes parties du Limousin avec banderoles et musique dont un train-Caddie de percussions bricolé avec ingéniosité.

Après quelques prises de parole le cortège s’est dirigé vers la place Denis-Dussoubs au son des tambours, saxophones, tuba, trompette, violon, et sous le regard d’un immense œil haut perché, symbolisant la surveillance généralisée qui se met en place. De nombreuses banderoles et pancartes rivalisaient d’invention dans les slogans : « Ton couvre-feu ne brisera pas nos ailes », « Arrêtez de tout interdire, on n’arrive pas à tout désobéir », « 2021 de bonnes révolutions », « Le ciel bleu pâle, nos rues bleu flic », « Sécurité globale, enfermement optimal », ou simplement « Pas content ». Un petit tour de la place Denis-Dussoubs et le cortège continue jusqu’à la place d’Aine où là aussi un tour complet est effectué pour ensuite se diriger vers la place de la Motte. Beaucoup d’énergie, de joie, quelques pétards et fumigènes, des masques festifs couvrent certains visages. Quelques panneaux publicitaires se confinent le long du parcours. On traverse le centre, le cortège a grossi depuis le départ, et on descend depuis la rue Haute-Vienne vers la mairie. Une partie des manifestants se stationnent sur l’esplanade de la mairie pendant que d’autres occupent le carrefour. Prises de parole, saynètes de théâtre, d’un côté, chants de lutte, percussions de l’autre, toutes les formes d’expression se côtoient dans la bonne humeur et le plaisir d’être là ensemble malgré l’ambiance mortifère qu’on nous assène quotidiennement. Et si les lieux culturels nous sont interdits la culture se fera dans la rue. Une excellente soupe bien chaude et de succulentes pâtisseries concoctées par la cantine du squat de sans-papiers de la rue de la Révolution, des jus de fruit, du café réchauffent les estomacs et les cœurs. Après une dernière mini-rave party amusante et jubilatoire la place se vide et les discussions continuent devant la mairie pour envisager la poursuite de la lutte. Cette journée aura prouvé qu’on peut se coordonner à travers tout le Limousin. Un bon espoir pour la suite des mobilisations. Et la suite c’est notamment samedi 30 janvier à Limoges. Alors dès à présent faisons tourner l’info pour être plus nombreux la prochaine fois.

Merci à La Bogue – site coopératif d’infos et de luttes en Limousin pour cet article et ces photos.

Limoges – 16/01/2021 : Contre le projet de loi « Sécurité Globale » et pour la Liberté

Contre le projet de loi sécurité globale, pour la Liberté, rendez-vous ce samedi 16 janvier, à Limoges, 11h devant la préfecture !

2021 est arrivé et on reste mobilisé !

La promesse de ré-écriture de l’article 24 du projet de loi Sécurité Globale ne suffit pas !

2020 a vu des mobilisations nombreuses et d’ampleur dans presque tous les secteurs : les hospitaliers, les facteurs, les cheminots, les enseignants, les retraités, les journalistes, les chômeurs et précaires, les artistes et tous les acteur des secteurs artistiques et culturels…

Nous avons manifesté contre les violences policières, contre le patriarcat, contre le racisme…

Nous avons manifesté contre ce gouvernement et ce système ultra-libéral…

Et ce malgré la crise sanitaire qui nous est tombée dessus et sa gestion désastreuse.

2020 a vu ni plus ni moins qu’une déclaration de guerre (« Nous sommes en guerre » – Emmanuel Macron au virus), la déclaration de l’état d’urgence et sa prolongation jusqu’à aujourd’hui, la mise en place de deux confinements, d’un couvre-feu, la fermeture des discothèques (qui n’ont jamais réouvert depuis mars dernier !), des bars, restaurants, café, théâtre, salles de concerts – et même des librairies ! – l’interdiction de nous réunir…

Et malgré tout nous étions dans la rue !

En 2020 sont nés :

Le projet de loi Sécurité Globale et l’élargissement des 3 fichiers de « sécurité publiques » permettant de surveiller et ficher plus massivement la population et notamment les militants et militantes,

Le projet de loi contre les séparatismes – rebaptisé projet de loi « Confortant les principes républicains » et ses dispositions visant à interdire l’instruction à domicile,

Un projet de loi « Pour un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires » présenté en toute fin d’année et permettant notamment au premier ministre de prendre par décret à peu près toutes les dispositions permises par la loi d’état d’urgence : limiter ou interdire les déplacements, limiter ou interdire l’ouverture de certains commerces… et conditionner les déplacements de la population à la présentation des résultats d’un test et/ou au « suivi d’un traitement préventif, y compris l’administration d’un vaccin, ou d’un traitement curatif »…

En 2020 le gouvernement a aussi reculé, sur l’article 24 du projet de loi « Sécurité Globale » et sur l’utilisation des drones.

On ne lâche rien !

2020 a vu des attaques en règle contre nos libertés collectives et individuelles,
2021 verra la liberté l’emporter sur l’autoritarisme et l’obscurantisme !

Pour la défense de nos libertés collectives et individuelles faisons entendre nos voix :

Rendez-vous samedi 16 janvier à 11h, devant la préfecture de Limoges !

Covoiturage possible depuis Guéret : rdv 9h30 au plus tard devant la mairie.

Étant donné que nous avons décidé de converger vers Limoges ce samedi, qu’un certain nombre des organisateurs des derniers rassemblements creusois s’associent aux associations limougeaudes pour cet appel et seront à Limoges et non en Creuse, il n’y aura pas à notre connaissance, ni à notre initiative, de déclaration de rassemblement à Guéret cette semaine.

Les rassemblements et manifestations à caractère revendicatif déclarés en préfecture ne sont pas interdits par l’état d’urgence sanitaire : NOUS POUVONS MANIFESTER !

Guéret – 19 décembre – 11h : Tous ensemble contre la loi « sécurité globale », pour la Liberté !

Associations, syndicats, parti politique ont déclaré le rassemblement* de ce samedi à Guéret.

Nous nous retrouvons donc tous devant la mairie de Guéret à 11h ce samedi.

Amenons nos textes, nos chansons, nos images, panneaux, pancartes, banderoles… sur le thème de la Liberté.

Artistes exprimons-nous.

L’art et la culture sont des biens et des besoins essentiels à l’Humanité. Ne nous laissons pas bâillonner.

Tous ensemble pour défendre nos libertés, faisons entendre nos voix !

*les rassemblements et manifestations à caractère revendicatif ne sont pas interdit(e)s par l’état d’urgence sanitaire.



Petit compte-rendu du rassemblement contre la loi « sécurité globale » du samedi 12 décembre, devant la préfecture de Guéret.

Nous étions une quarantaine samedi 12 décembre de nouveau rassemblés devant la préfecture de Guéret pour protester contre le projet de loi « Sécurité globale ».

Nous avons d’abord lu un texte, rédigé avec des participants au précédent rassemblement constatant le tournant liberticide que prend de la politique de l’état français (projet de loi « sécurité globale », publication de 3 nouveaux décrets élargissant les possibilité de fichage de la population, déclaration maintenant la fermeture des lieux culturels) et appelant chacun et chacune, notamment les associations et collectifs, quels que soient leurs domaines d’action habituels, à prendre position contre ce projet de loi et à déclarer des rassemblements ou manifestations en ce sens à la préfecture.

Nous rappelons que les manifestations et rassemblements à caractère revendicatifs déclarés en préfecture ne sont pas interdits, ni par le confinement, ni par l’état d’urgence sanitaire.

Le NPA, le Trou des Combrailles (journal indépendant des Combrailles), ont souligné le caractère anti-démocratique de cette loi, à la fois dans ses dispositions et dans la manière dont elle a été proposée au Parlement. Son « rédacteur » ayant quasiment insulté ceux des parlementaires qui osaient élever leur voix contre sa proposition.

Une dernière prise de parole a (ré)exprimé notre sentiment d’injustice et notre incompréhension face à fermeture des lieux culturels. Nous avons évoqué notre soutien au référé-liberté déposé par un certain nombre d’acteurs et d’actrice du secteur artistique et culturel et la nécessité de nous exprimer envers et contre tout. Plusieurs artistes, notamment les membres de la Compagnie Le Théâtre d’Or de Boussac-Bourg acquiescent à cette déclaration.

Enfin nous avons posé la question de savoir ce que nous faisions la prochaine fois. Nous avons convenu de poursuivre la mobilisation en nous rassemblant à nouveau à Guéret le samedi suivant, devant la mairie cette fois. Nous avons décidé de co-signer l’appel que nous avions lu au début du rassemblement et de co-déclarer un rassemblement pour le 19 décembre.

Chose faite.

19 décembre – Guéret – 11h : Contre la loi « Sécurité globale », pour la liberté !

SECURITE GLOBALE = SURVEILLANCE GENERALE = LIBERTE MINIMALE

Le projet de loi « sécurité globale » s’il est adopté permettra et généralisera la surveillance et le fichage en masse de la population. La promesse de réécrire l’article 24 interdisant et sanctionnant la captation et la diffusion d’images des forces de l’ordre ne suffit pas !

Utilisation généralisée et banalisée de drones, élargissement de l’accès aux images de vidéo-surveillance, retransmission « en temps réel » au poste de commandement des images captées par les caméras piétons des force de l’ordre en intervention, possibilité pour les forces de l’ordre de garder et porter leur arme de service dans les lieux recevant du public, élargissement des champs d’action de la police municipale… sont autant de raisons de nous inquiéter du virage liberticide que prend l’état français.

De plus, la semaine dernière, en marge des « travaux » sur la loi sécurité globale, 3 décrets ont élargi les possibilités de fichage de la population en élargissant les 3 fichiers de « sécurité publique » déjà existants (PASP, GIPASP, ESAP). Ces fichiers peuvent maintenant concerner des personnes physiques ou morales, ou des «groupements » (associations, zad, groupes facebook, manifestations…), présentant un danger pour la « sûreté de l’État », en particulier pour « les intérêts fondamentaux de la Nation ».

Ces nouvelles dispositions permettent le fichage massif de militantes et militants politiques, de leur entourage (dont leurs enfants mineurs), de leur état de santé, de leurs convictions philosophiques ou religieuses et de leurs opinions politiques (et non plus seulement de leurs « activités » politiques ou religieuses) ou encore de leurs activités sur les réseaux sociaux.

Avec un tel arsenal entre les mains du gouvernement nous ne pouvons qu’imaginer le pire des scénarios pour l’avenir, dans lequel la moindre velléité de contestation politique sera accusée de présenter un danger pour la « sûreté de l’état » ou pour « les intérêts fondamentaux de la Nation ».

Nos libertés s’amenuisent à mesure que la peur grandit et que la surveillance se généralise. Allons-nous docilement accepter d’être tous traités comme des suspects ? Jusques à quand vont-ils nous bâillonner et nous enfermer ? 

Ce projet de loi menace nos libertés individuelles et collectives à toutes et à tous. Pas seulement celles des journalistes ou celles des militants et militantes politiques. Ce sont la liberté d’expression et la liberté d’opinion (idéologique, politique ou religieuse) qui sont menacées, de même que l’est notre droit à l’anonymat et à la vie privée.

Après la déclaration officielle de jeudi 10 décembre maintenant au moins 3 semaines de plus la fermeture des lieux culturels, comme des bars et restaurants et annonçant le couvre-feu à 2O heures dès ce mardi, il est plus que temps d’aller dans la rue, de réagir avant que nous ne soyons plus en capacité de le faire.

Demain, manifester, ou ne serait-ce que manifester une opinion, sera-t-il encore possible ?

L’association Stop Mines 23 a pris l’initiative de déclarer le rassemblement* de samedi dernier car il semblait important pour un certain nombre d’entre nous à l’issue de la manifestation précédente de maintenir une mobilisation en Creuse contre ce projet de loi. Nous invitons les associations et collectifs creusoises et creusois, quel que soit leur domaine d’action, à prendre position publiquement contre cette loi « sécurité globale », à déclarer des manifestations ou rassemblements en ce sens à la préfecture, et ce jusqu’à son abandon; pour la défense de nos libertés.

Pour la défense de nos libertés, faisons entendre nos voix !

TOUS LES SAMEDIS À 11 HEURES A GUÉRET.

* Les rassemblements et manifestations à caractère revendicatif déclarés en préfecture ne sont pas interdits ni par le confinement, ni par l’état d’urgence sanitaire. Nous pouvons manifester.

Signataires :

Stop Mines 23 (association de défense de l’environnement) ; Creuse Citron (journal de la Creuse libertaire) ; Le Trou des Combrailles (journal indépendant) ; Sang Conteste (groupe de musique) ; Jessica Gruel (chanteuse, Moutier d’Ahun)) ; Le Théâtre d’or (compagnie Boussac-Bourg) ; Cécile Duval (comédienne Boussac-Bourg), Bruno Jouhet (comédien Boussac-Bourg), Marie Lopes (comédienne Boussac-Bourg) ; Via Sanchez (écrivaine, citoyenne) ; Jean-Paul Delanaud (citoyen libre) ; NPA ; SUD EDUCATION LIMOUSIN

12 Déc – Guéret – Contre la loi sécurité globale, Pour la liberté !

Retrouvons-nous samedi 12 décembre devant la préfecture de Guéret à 11h :

contre la loi sécurité globale, pour la liberté.

Tous amenons nos banderoles, nos drapeaux, nos slogans, nos revendications…

Artistes, amenons nos instruments, nos voix, nos textes…

Ensemble faisons résonner la liberté.

Les rassemblements à caractère revendicatif déclarés en préfecture ne sont pas interdits par l’état d’urgence :

Associations et collectifs prenons position publiquement contre ces lois qui menacent nos libertés individuelles et collectives et déposons des déclarations de manifestation à la préfecture pour permettre à tous ceux et toutes celles qui le souhaitent d’exprimer publiquement leur désaccord avec la politique du gouvernement, ce samedi et les suivants. La liberté est l’affaire de tous et de toutes.

Nous invitons tous ceux et toutes celles qui le souhaitent à reprendre et signer cet appel.


Petit compte-rendu d’une manifestante, chanteuse, du rassemblement contre la loi sécurité globale qui s’est tenu devant la préfecture de Guéret ce samedi 5 décembre à 11h.

Nous étions une cinquantaine de personnes réunies devant la préfecture de Guéret hier matin malgré le froid et l’humidité. Deux prises de paroles ont ont lieu : l’une de la Libre Pensée, l’autre de l’Intersyndicale. La possible réécriture de l’article 24 ne nous suffit pas. L’ensemble de cette loi pose problème car elle porte atteinte à nos libertés en autorisant notamment l’utilisation de drones pour la surveillance des populations, et bien sûr l’analyse et l’utilisation des images ainsi récoltées. Les dangers que présente la loi Sécurité Globale pour nos libertés ne doivent pas occulter ceux que présente le projet de loi sur les Séparatismes qui doit être prochainement débattue. Au nom de la lutte contre le terrorisme et « l’islamisme radical », cette loi prévoit entre autres choses d’interdire l’instruction en famille. Ce qui porte atteinte à l’une de nos libertés, et pas des moindres: celle de choisir la manière dont l’on instruit son enfant.

Nous étions quelques musiciens. Nous avons offert le café à qui le souhaitait et interprété deux petites chansons, histoire de se réchauffer le corps et le cœur. C’était plus ou moins improvisé. Nous souhaitions ainsi montrer que les artistes étaient toujours là, bien que tous nos spectacles soient annulés jusqu’à on ne sait quand. La liberté d’informer c’est aussi celle de s’exprimer. Ce n’est pas seulement celle des journalistes mais aussi celle de chacun et chacune. Et donc aussi celle des artistes, des créateurs et créatrices à partager leurs œuvres, à nous faire rêver, danser, chanter…

Une dernière prise de parole improvisée avant de nous séparer a posé la question : que faisons-nous samedi prochain ? La proposition de se réunir à nouveau au même endroit et à la même heure la semaine prochaine a été retenue par les quelques personnes encore présentes si ces lois n’étaient pas abandonnées.


Signataires :

Jessica et Daniel – musiciens, Sang Conteste

Stop Mines 23 – association de protection de l’environnement

Viviane Delanaud Sanchez – citoyenne, écrivaine

Jean-Paul Delanaud, citoyen libre

Strasbourg : un séisme réveille la ville, Fonroche reconnaît la responsabilité de la géothermie et suspend son activité

France3 Régions Grand Est – Publié le 04/12/2020

Un séisme de magnitude 3,5 a été ressenti à 6h59 ce vendredi 4 décembre dans toute l’Eurométropole de Strasbourg, trois secousses en tout entre 7 heures et midi. La centrale de géothermie profonde Fonroche confirme qu’elles sont liées aux tests réalisés à l’automne.

La centrale de géothermie profonde Fonroche reconnaît son implication dans les secousses ressenties à Strasbourg ce 4 décembre et se met à l'arrêt le temps d'approfondir ses études
La centrale de géothermie profonde Fonroche reconnaît son implication dans les secousses ressenties à Strasbourg ce 4 décembre et se met à l’arrêt le temps d’approfondir ses études • © France Télévisions

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URGENT – enquêtes publiques éoliennes autour de Guéret

Si on ne fait rien c’est tout l’horizon autour de guéret qui pourrait changer d’aspect très bientôt. Des enquêtes publiques, passées totalement inaperçues en plein confinement s’achèvent dans quelques jours, le 24 novembre.

Les deux enquêtes concernent un seul et même vaste projet de 12 éoliennes géantes (mats ~ 100m) étalées sur deux communes. La zone concernée couvre 12 x 7 km au total. Il s’y trouve un paysage naturel et préservé où alternent des pâtures de bonne qualité et des bois de feuillus humides mais productifs. Un des groupes d’éoliennes est même prévu à l’emplacement d’une forêt magnifique de 270 ha qui contient de nombreux arbres très anciens. Que va devenir cette forêt? Et toutes les zones humides qu’elle contient? L’étude dites « d’impact » ne semble pas le mentionner.

Il est urgent de répondre maintenant, même brièvement. Tout le monde peut le faire, habitants ou non de la commune, c’est une enquête « publique ». Répondre soit :

– en mairie d’Anzème et de Saint-Fiel

– sur registre électronique :

http://projet-eolien-danzeme.enquetepublique.net

http://projet-eolien-de-saint-fiel.enquetepublique.net

– par courriel :

pref-enquetepublique-eolienanzeme@creuse.gouv.fr

pref-enquetepublique-eoliensaintfiel@creuse.gouv.fr

Les dossiers:

http://www.creuse.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement/Enquetes-publiques-et-decisions-administratives/Enquetes-publiques2/Anzeme

http://www.creuse.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement/Enquetes-publiques-et-decisions-administratives/Enquetes-publiques2/Saint-Fiel2

Merci à toute celle et ceux qui agissent pour protéger ces lieux merveilleux. Merci de partager l’information.

Lutter contre l’éolien, c’est montrer l’impasse de notre mode de vie

15 octobre 2020 / Reporterre

Le département de la Creuse suscite l’intérêt des installateurs d’éoliennes. Pour l’auteur de cette tribune, s’opposer à cet « aménagement du territoire » est à la fois défendre une région encore préservée et clamer haut et fort la nécessité de transformer notre mode de production et nos institutions sociales.

Cédric De Queiros habite la Creuse depuis quinze ans. Il est président de l’association antiéoliennes Vivre à Saint-Georges-La Pouge et ses alentours, et conseiller municipal depuis cet été.


La Creuse était jusqu’à récemment relativement épargnée par les installations d’éoliennes industrielles — probablement à cause du « régime des vents » local, peu favorable. Mais, depuis quelques années, les projets s’y multiplient et les machines commencent à sortir de terre.

Le schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (Sraddet) validé par la région Aquitaine au printemps manifeste des ambitions démesurées. Plus de 200 éoliennes seront installées pour la seule Creuse d’ici à dix ans si les projets ne sont pas abandonnés.
C’est-à-dire un véritable saccage et ce qu’il n’est pas excessif d’appeler le sacrifice d’une région et de ses habitants.

Pour des milliers de personnes habitant à proximité immédiate des futures éoliennes, la vie va devenir invivable (du fait des infrasons, des bruits, de l’effet stroboscopique), et tous les autres, où qu’ils aillent, auront leur horizon obstrué par toutes ces machines.

Un rapport colonial de l’intérieur

Parallèlement à la montée de la menace, on voit l’opposition se développer. Les collectifs d’opposants apprennent petit à petit à se concerter, en dépassant les obstacles que sont l’éparpillement géographique des projets, la variété des acteurs industriels et la diversité des positions politiques et points de vue sur la « question énergétique ».

Une deuxième manifestation contre les éoliennes industrielles a eu lieu à Guéret, préfecture de la Creuse, le 10 octobre dernier, à l’appel d’une vingtaine de collectifs de ce département et d’autres voisins. Un peu plus de 300 personnes ont participé à cette manifestation, ce qui n’est pas négligeable pour la région, surtout en contexte épidémique.

On sait que la Creuse est devenue une espèce de symbole médiatique du bout du monde, de l’arriération, de ceux qui restent « sur le bord du chemin », etc.

Et, effectivement, la population diminue et vieillit (même s’il y a des gens nouveaux qui viennent s’y installer) ; il est difficile de trouver du travail dans cette zone pauvre, avec très peu d’activité économique (ne la surnomme-t-on pas la « Seine-Saint-Denis des campagnes » ?). Enfin, les services publics sont réduits chaque année un peu plus.

C’est la contrepartie au fait de vivre dans une région nettement moins bousillée que beaucoup d’autres : nous avons été jusqu’ici un peu oubliés par l’aménagement du territoire et par la modernisation/destruction des campagnes. Des régions comme la nôtre sont considérées depuis des décennies par tous les planificateurs comme des zones à la fois inutiles, et en retard ; leur unique préoccupation nous concernant, quand ils se rappellent notre existence, est : que faire de ces anachronismes, comment les « valoriser » ?

Toutes les campagnes françaises encore à peu près épargnées sont aujourd’hui menacées par cette prolifération de l’éolien. On peut donner à celle-ci deux significations principales :

  1. elle illustre le mépris absolu des décideurs pour les populations et les territoires où elles vivent (faune et flore, paysages) ; l’absence totale de délibération démocratique sur cette question à l’échelle locale et régionale ; bref un rapport « colonial de l’intérieur » ou « extractiviste » des métropoles et de leurs élites pour le reste du pays ;
  2. elle se trouve au centre des redoutables questions posées par la crise énergétique-écologique actuelle.

Mais l’évolution calamiteuse de notre organisation sociale, qui s’enfonce dans la paupérisation des populations, l’autoritarisme de l’État et la perte de sens, ainsi que les nuages de tempête qui s’accumulent au-dessus de nos têtes autorisent à leur opposer, pour le moins, une question : est-il sûr que nous soyons vraiment en retard ?

Ne serait-ce pas plutôt dans des régions comme celle-ci qu’il reste peut-être encore un avenir souhaitable à inventer ? (La préservation du département, resté à l’écart de la pandémie actuelle, devrait suffire à interroger.)

Encore faut-il que ces campagnes à peu près survivantes ne soient pas à leur tour saccagées.

L’éolien est la pièce principale de la prétendue transition énergétique. Or, même en approfondissant encore le saccage et en doublant la capacité de production des énergies renouvelables « intermittentes » (c’est-à-dire hors hydraulique) d’ici à 2028 par rapport à 2017, comme l’a annoncé le gouvernement, leur contribution à notre consommation énergétique, en augmentation constante, resterait dérisoire.

 La transition énergétique est un problème social et politique et non technique

Je rappelle les chiffres : en 2019, l’éolien a produit 5 à 7 % de l’électricité consommée en France, soit à peu près 1,5 % de l’énergie toutes formes confondues… soit moins de 1 % de l’emprise énergétique totale de la société française. (L’emprise énergétique prend en compte l’énergie utilisée hors de France — en Chine, par exemple — pour produire et acheminer des biens et services qui seront consommés ici. C’est le chiffre le plus important du point de vue écologique, et qui est le plus souvent « oublié ».)

Quant aux autres ingrédients de la transition énergétique mise en scène par l’État et les grandes entreprises (pour l’éolien creusois : Total, Engie…), leur contribution présente et prévisible au « mix énergétique » est encore plus ridicule que pour l’éolien ; ils sont de plus parfois encore plus nuisibles que ce dernier en matière environnementale — voir le scandale des agrocarburants, ou la menace que fait peser sur les forêts françaises leur exploitation énergétique industrielle.

Donc, la transition énergétique dans son ensemble est une mascarade : il ne peut exister aucune solution technique à un problème qui n’est pas technique mais social et politique.

Cette analyse est évidemment minoritaire, mais pas absolument marginale, en tout cas dans l’opposition en Limousin. Parmi les opposants, tout le monde s’accorde sur le fait que les éoliennes sont localement très nuisibles, et globalement très inefficaces. Tout le monde sait aussi qu’elles profitent essentiellement aux multinationales de l’énergie, auxquelles elles rapportent beaucoup d’argent subventionné. Au-delà, les positions divergent.

Il est très inconfortable de regarder en face que notre société est dans une impasse, qu’il n’existe pas de solution technique à la « crise sans fin » en cours. Certains se disent que, finalement, et puisqu’il est déjà là, le nucléaire ce n’est pas si mal… D’autres placent leurs espoirs dans d’autres énergies renouvelables encore moins productives que l’éolien (photovoltaïque, méthanisation…). Il s’en trouve même pour douter encore du « dérèglement climatique ». D’autres enfin mettent en avant la nécessité de réduire notre consommation, en évoquant plus ou moins explicitement la perspective de la décroissance, mais sans toujours prendre la mesure de ce qu’implique réellement cette nécessaire réduction, de son ampleur.

Et puis la majorité des opposants, comme peut-être la majorité de la population, ne sait trop que penser face à des problèmes généraux si complexes et inquiétants.

Pour notre part, nous pensons que la lutte contre l’éolien permet de défendre publiquement l’idée que les contradictions de notre organisation sociale sont insurmontables sans une remise en cause globale de notre mode de vie, et donc de notre mode de production et de toutes nos institutions sociales.

Quelque chose qui ressemble assez à une révolution, ce mot aujourd’hui si mal famé.

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Dans le Tarn, un village se rebelle contre une mine de tungstène

Reporterre – 30 septembre 2020 / Célia Izoard

Un an et demi après l’annonce d’un projet minier d’extraction de tungstène en apparence idyllique, les élus de Fontrieu, dans le Tarn, ont sérieusement déchanté. Depuis la présentation d’une étude indépendante dévoilant de probables pollutions sur l’eau et l’environnement, la commune, qui avait commandé cette expertise, est devenue une opposante au projet.

Les élus de la petite commune de Fontrieu, dans le Tarn, étaient conquis. Une « société française » viendrait exploiter la scheelite, un minerai enfoui dans leur sous-sol, qui se présente sous forme de cristaux, pour en faire du tungstène. Il y aurait des emplois pour les jeunes et des fonds pour la commune. Et aucune pollution ! 90 % des déchets miniers seraient réenfouis dans les galeries souterraines. Le minerai serait traité par des procédés mécaniques, « sans produits chimiques ». Le projet serait un « exemple d’intégration environnementale », à l’image de la mine de tungstène de Mittersill, en Autriche, exploitée dans un parc naturel – comme Fontrieu, situé au milieu du parc naturel régional du Haut-Languedoc.

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Malgré les risques sismiques, Fonroche veut continuer la géothermie profonde à Strasbourg

Géothermie profonde à Vendenheim-Reichstett : la préfecture demande à Fonroche de réaliser des tests de traçage – DNA – 24 Sept 2020

L’industriel Fonroche, implantée dans l’écoparc rhénan, avait dû stopper son activité de forage, suite à deux séismes. Photo DNA

À l’issue d’un comité de suivi du site de géothermie profonde de Vendenheim-Reichstett, qui s’est tenu jeudi matin, la préfecture du Bas-Rhin demande à l’industriel Fonroche de procéder à des tests de traçage à partir du 1er octobre, pour mieux connaître les conditions de circulation naturelle de l’eau et pour s’assurer que celle-ci ne provoque pas de tensions susceptibles de créer des mouvements sismiques en surface.

« Cette décision a été prise en concertation avec les maires de Vendenheim, Reichstett, Strasbourg, avec la présidente de l’Eurométropole et après consultation de la commission de suivi du site, mais également des services du ministère de la Transition écologique », indique le communiqué de la préfecture qui annonce que ces tests seront soumis à un comité d’experts indépendants en cours de constitution. En cas d’avis favorable, la préfète pourra alors autoriser une montée en puissance des tests d’injection.

Si tous les tests sont favorables, l’exploitation pourrait démarrer à la fin du premier semestre 2021.

Mi-novembre, suite à deux séismes, la préfecture avait demandé à l’industriel de suspendre toute activité de forage. Selon l’expertise menée par l’Ineris (institut national de l’environnement industriel et des risques), le bureau de recherches géologiques minières (BRGM) et l’EOST (école et observatoire des sciences et de la terre), les données n’ont pas permis de conclure à l’existence ou non d’un lien de causalité entre l’activité de forage et la secousse survenue à Strasbourg le 12 novembre 2019.

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Suite aux deux séismes, plus de géothermie à Reichstett le temps d’une enquête

FNE lance une action en justice contre l’ouverture de la première usine de cyanuration en Guyane

Communiqué FNE – lundi 07 septembre 2020 – à lire sur fne.asso.fr

Or : action en justice contre l’ouverture de la première usine de cyanuration en Guyane

Exploitation sans autorisation, non-respect des prescriptions environnementales… depuis 2007, les installations d’Auplata situées à Dieu-Merci, en Guyane, enchaînent les non-conformités. Pourtant, par des régularisations successives, le Préfet de Guyane a, coup après coup, permis à Auplata d’exploiter son site. Il vient désormais de donner son aval à la société pour traiter son or au cyanure… Face aux problèmes récurrents observés sur le site et au danger que représente la mise en service de cette usine, les associations France Nature Environnement et Guyane Nature Environnement saisissent le Tribunal administratif de Cayenne.

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Pollution des anciennes mines de la Vieille montagne dans le Gard : les plaintes classées sans suite !

27/08/2020 – Midi Libre

Des plaintes avaient été déposées par des riverains de Thoiras et St-Félix-de-Pallières.

Après plus de quatre ans d’attente, les riverains des villages de Tornac, Thoiras et Saint-Félix-de-Pallières et l’Association pour la dépollution des anciennes mines de la Vieille montagne (ADAMVM) ont enfin reçu la décision du parquet concernant leurs plaintes déposées en mars 2016, pour mise en danger de la vie d’autrui et empoisonnement des eaux.

Le vice-procureur du pôle de santé publique de Marseille, juridiction spécialisée dans le contentieux sanitaire, a émis un avis de classement sans suite pour la cinquantaine de plaintes.

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à lire sur le même sujet : « Pollutions de la mine cévenole de St Felix de Pallières : L’Agence Régionale de Santé publie les résultats de ces analyses qui confirment que la population est fortement exposée à des métaux lourds »

Mer 26 Août – Balade Anti éoliennes

Journée de protestation contre le mitage à venir par les éoliennes en Creuse

Mercredi 26 aout : Evaux-les-Bains ; maison des jeunes (en face du stade)

14h30 : rdv départ balade à la maison des jeunes (Evaux ) pour un départ à 15h depuis le hameau de Sevenne (au pied des éoliennes) avec des proches habitants

18h30 : théâtre – forumavec apéro et collation (n’hésitez pas à amener un plat à partager) – soirée conviviale – bœuf musical (amenez vos instruments)

A lire sur le même sujet :

Des opposants à un projet d’aérogénérateurs se mobilisent à Fontanières (Creuse)

Radio Addoc #7 – Regards sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes

1er épisode de la série « Alternatives pour un nouveau monde »

Des cinéastes racontent, chacun-es à leur manière la « zone à défendre », quand la lutte contre l’aéroport devient l’expérimentation d’un nouveau monde.

Au programme, quatre films :

  • Forêt rouge, film en cours de Laurie LASSALLE
  • Le dernier continent (2014), de Vincent LAPIZE
  • Les pieds sur terre (2016), de Baptiste COMBRET et Bertrand HAGENMÜLLER
  • Sans carte ni GPS (2019), de Cyprien BISOT

Une émission animée par Samia Djedaï, Anne Galland et Bernadette Mermier d’Addoc

Avec, à la technique, Niki Velissaropoulou.

Restez à l’écoute !

Après le direct, vous pouvez réécouter cette émission, comme les précédentes, sur Soundcloud

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Pétition – Contre le parc éolien sur le plateau de Millevaches (19)

« Sur le plateau de Millevaches, le promoteur danois Nordex veut implanter les éoliennes les plus hautes d’Europe, des monstres de 240 mètres de haut : sur les communes de Bugeat et Pérols-sur-Vézère.  »

Auteur(s) : Association Mille Vents Debout Destinataire(s) : Préfecture de la Corrèze La pétition : https://www.mesopinions.com/petition/nature-environnement/contre-parc-eolien-plateau-millevaches-19/89275

L’association a pour buts principaux, dans le département de la Corrèze, notamment dans le territoire de l’intercommunalité Haute Corrèze Communauté, dans celle de Vézère Monédières Millesources, dans le Parc Naturel du Plateau de Millevaches, et plus particulièrement dans les communes de Bonnefond, Bugeat, Gourdon-Murat et Pérols sur Vézère, de:

– défendre l’environnement et protéger les espaces naturels, le patrimoine bâti, la qualité des paysages, les sites et le patrimoine.

lutter contre toutes les atteintes qui pourraient être portées à l’environnement, aux hommes, à la faune et à la flore et notamment chaque fois qu’elles seraient susceptibles de toucher aux caractères naturels des espaces et des paysages, aux équilibres biologiques et, d’une façon générale, à la santé et à la sécurité des hommes, des animaux et des choses.

lutter, y compris par toutes actions en justice, contre tous projets d’installations industrielles, notamment les installations de parcs éoliens, dont les caractéristiques sont incompatibles avec les sites remarquables, paysages, monuments, équilibres biologiques, espèces animales et végétales, et avec la santé et la sécurité des habitants du territoire concerné.

C’est dans ce cadre que nous souhaitons, dès à présent, faire entendre notre voix citoyenne sur le projet de parc éolien présenté à votre conseil municipal par la société Nordex, projet ayant obtenu votre avis favorable à la poursuite des études de faisabilité et votre accord de principe pour son implantation sur le territoire communal.

Notre objectif premier est de diffuser, auprès des administrés et des élus, une contre-information argumentée sur la réalité préjudiciable et occultée de l’éolien industriel afin de mobiliser les défenseurs de notre environnement et convaincre les équipes municipales actuelles et futures de reconsidérer leur position sur le projet Nordex.

Que l’on soit favorable ou opposé à ce projet, personne, nous semble-t-il, ne peut accepter une quelconque opacité de l’information sur un sujet aussi controversé que les éoliennes industrielles dont l’implantation, si le projet Nordex devait se réaliser, impactera notre région et sa population pour des décennies dans leur cadre de vie, leur paysage et leur patrimoine.

Non au projet de parc éolien sur le plateau de Millevaches !

17 juin – Agir contre la réintoxication du monde

Nous avons aperçu pour la première fois dans nos existences ce qui serait encore possible si la machine infernale s’arrêtait enfin, in extremis. Nous devons maintenant agir concrètement pour qu’elle ne se relance pas. 

—- Nous appelons en ce sens les habitant.e.s des villes et des campagnes à déterminer localement les secteurs qui leur semblent le plus évidemment toxiques – cimenteries, usines de pesticides ou productions de gaz et grenades de la police, industrie aéronautique, publicitaire ou construction de plateformes amazon sur des terres arables, unités d’élevage intensif ou installations de nouvelles antennes 5G, clusters développant la numérisation de l’existence et un monde sans contact avec le vivant, destructions de forêts et prairies en cours… Nous invitons chacun.e localement à dresser de premières cartographies de ce qui ne doit pas redémarrer, de ce qui doit immédiatement cesser autour d’eux, en s’appuyant sur les cartes et luttes existantes (1). Puis nous appelons le 17 juin à une première série d’actions, blocages, rassemblements, occupations… Viser sérieusement à se défaire de certains pans du monde marchand, c’est aussi se doter des formes d’autonomies à même de répondre aux besoins fondamentaux de celles et ceux que la crise sanitaire et sociale plonge dans une situation de précarité aggravée. Nous appelons donc aussi le 17 juin, dans la dynamique des campagnes covid-entraide et « bas les masques », à des occupations de terres en villes ou dans les zones péri-urbaines pour des projets de cultures vivrières, ainsi qu’à des réquisitions de lieux pour des centres de soins et redistributions. —-

Certes, nous ne reviendrons pas sur les espèces disparues, les millions d’hectares de terres ravagées, de forêts détruites, sur les océans de plastique et sur le réchauffement planétaire. Mais de manière inédite dans le capitalocène, les gaz à effet de serre ont diminué partout ou à peu près. Des pans de mers, de terres ont commencé doucement à se désintoxiquer, tout comme l’air des villes suffoquées de pollution. Les oiseaux sont revenus chanter. Alors, pour qui se soucie des formes de vie qui peuplent cette planète plutôt que d’achever de la rendre inhabitable, la pandémie mondiale dans laquelle nous sommes plongé.es, en dépit de tous les drames qu’elle charrie, pourrait aussi représenter un espoir historique. Nous avons paradoxalement vu se dessiner le tournant que l’humanité aurait dû prendre depuis bien longtemps : faire chuter drastiquement la nocivité globale de ses activités. Ce tournant, même les incendies de territoires immenses, les sécheresses consécutives ou les déflagrations à la Lubrizol des mois derniers n’avaient pas réussi à nous le faire prendre. 

Cependant, ce tournant que nous désirions tant, nous n’avons généralement pas pu l’éprouver dans nos chairs parce que nous étions enfermé.es. Car mis à part dans certains territoires ruraux et espaces urbains solidaires où existent déjà un autre rapport au collectif, à la production ou au soin du vivant, le confinement a été pour la majorité de la population le début d’un cauchemar. Une période qui renforce encore brutalement les inégalités sociales, sous pression policière. Et le drame absolu c’est que, malgré tout ce que la situation a de bouleversant, nos gouvernants n’en étaient pas moins déterminés à relancer dès que possible tout ce qui empoisonne ce monde et nos vies – tout en nous maintenant par ailleurs isolé.es et contrôlé.es dans des cellules numériques, coupé.es de ce qui fait le sel et la matérialité de l’existence.

Rien ne les fera bifurquer, si on ne les y contraint pas maintenant

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L’intimidation des associations environnementales, nouvelle arme de l’Etat pour la défense des intérêts de l’agro-business?

Sources et Rivières du Limousin – COMMUNIQUE DE PRESSE – 28mai2020

Alors que le renforcement de la sanction des atteintes à l’environnement se fait toujours attendre, la gendarmerie d’Egletons semble plus occupée à traquer la liberté d’expression quand elle s’en prend auxintérêts de l’ago-business…C’est la désagréable impression que l’association Sources et Rivières du Limousin a ressenti aux premiers jours du déconfinement.

Le juriste et porte-parole de Sources et Rivières du Limousin a en effet reçu la visite, à son domicile, de la gendarmerie nationale, un samedi de déconfinement. Il est convoqué dans les semaines qui viennent pour être entendu dans une enquête le concernant(et ne concernant que lui), diligentée par Madame la Procureure de Tulle. Les faits? Avoir répondu en janvier 2020 à une interview de France3 Nouvelle-Aquitaine, pour dénoncer la destruction de 5ha de zones humides dans le cadre de la construction des serres industrielles à tomates hors-sol d’Egletons en Corrèze !

L’enquête concerne une prétendue«violation de domicile»,pour avoir mis les pieds sur une partie de la zone de remblai. Les images diffusées sur France télévision le 16 janvier montrent pourtant bien notre porte-parole en dehors du site clôturé des serres industrielles, et en présence de deux journalistesautorisés par le propriétaire à faire leur travail.

Mine de Salau – Audience à la cours d’appel de Bordeaux

Stopmines Salau – Communiqué de presse – 14 mai 2020

 » Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé en juin 2019 le PERM de Couflens. L’État et Variscan Mines SAS se sont pourvus séparément en appel en demandant préalablement à l’appel sur le fond, un sursis à exécution. La CAA de Bordeaux a fixé la date de l’audience : 19 mai 2020 « 


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ISFSystExt – Rapport d’étude | Mine d’argent-mercure d’Imider, Maroc

Impacts de l’exploitation minière – 8 mai 2020 – SystExt

 » A quelques 300 km au sud-est de Marrakech se situe la commune d’Imider, dont les populations vivent essentiellement de l’activité agricole vivrière. Dans cette région caractérisée par un climat semi-désertique, la ressource en eau est rare et se trouve au cœur de conflits socio-environnementaux depuis de nombreuses années. Les eaux souterraines sont en effet exploitées pour l’alimentation d’une mine d’argent-mercure installée dans la zone depuis 1969. D’après les populations locales, les pompages pour les besoins en eau de la mine seraient à l’origine de diminutions de débits et de tarissements des captages d’eau qu’elles utilisent.

En réponse à une sollicitation du collectif Mouvement sur la voie de 96 Imider, SystExt a mené une analyse des risques potentiels sur les eaux souterraines et de surface, comprenant deux volets : une étude bibliographique détaillée et une mission de terrain de deux jours en avril 2019. « 

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